
L'ancienne Première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko a saisi l'ONU pour dénoncer des violations des droits fondamentaux dans le cadre de poursuites pour corruption dirigées contre elle, ont annoncé mardi ses avocats à l'AFP.
Saisine de l'ONU et violations alléguées
Selon l'AFP, l'ancienne Première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko a saisi l'ONU pour dénoncer des violations des droits fondamentaux dont elle serait victime dans le cadre de poursuites pour corruption dirigées contre elle en Ukraine.
Ils estiment que les poursuites en cours violent les règles les plus fondamentales du droit au procès équitable, ont-ils indiqué dans leur saisine.
Un procès politique dénoncé
Les avocats ont affirmé que Mme Timochenko incarne une voix majeure de l'opposition démocratique ukrainienne et qu'elle est à nouveau la cible de ce qui évoque un procès politique.
Ils ont souligné que si le soutien à l'Ukraine face à l'agression russe constitue une nécessité, ce soutien ne saurait toutefois justifier le silence face à des dérives judiciaires graves portant atteinte à l'État de droit.
Irrégularités procédurales
Par ailleurs, la défense a dénoncé plusieurs irrégularités dans la conduite de l'instruction à son encontre.
Elle a notamment indiqué n'avoir pu accéder à la version originale d'un enregistrement audio présenté comme une preuve centrale par l'accusation, ce qui constitue selon eux une violation des droits de la défense.
Parcours politique et contentieux antérieur
Ces poursuites, engagées après sa défaite à l'élection présidentielle face au pro-russe Viktor Ianoukovitch, avaient été dénoncées par l'opposition ukrainienne et les Occidentaux comme une vengeance politique.
Réfutation des accusations
Pour rappel, Ioulia Timochenko demeure une figure centrale de la vie politique ukrainienne depuis la fin des années 1990, ayant occupé à deux reprises le poste de Première ministre et été candidate à la présidence à plusieurs reprises.











