
La Fédération iranienne de football accuse les États-Unis d’avoir supprimé le quota de billets réservé à ses supporters pour la Coupe du monde 2026. Selon Téhéran, cette décision empêche les fans iraniens d’assister aux matches de leur sélection durant la phase de groupes. Cette polémique s’ajoute aux difficultés déjà rencontrées par l’Iran concernant l’obtention des visas pour plusieurs membres de sa délégation. Contraint de déplacer son camp de base de l’Arizona vers Tijuana, au Mexique, l’Iran estime faire face à une série d’obstacles depuis sa qualification au tournoi.
À trois jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, un nouveau différend oppose l’Iran aux États-Unis. La Fédération iranienne de football a accusé mardi les autorités américaines d’avoir empêché la distribution des billets réservés aux supporters iraniens, dénonçant une nouvelle mesure discriminatoire à l’encontre de sa sélection.
Dans un communiqué officiel, l’instance dirigeante du football iranien affirme que les supporters de la Team Melli se voient une nouvelle fois privés de la possibilité d’assister aux rencontres de leur équipe lors de la phase de groupes du Mondial 2026, organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique.
La Fédération iranienne affirme avoir perdu son quota de billets
Selon la fédération, le règlement de la FIFA prévoit qu’environ 8 % des billets de chaque rencontre soient attribués aux fédérations nationales concernées. Ces dernières peuvent ensuite les revendre ou les distribuer à leurs supporters.
Téhéran affirme toutefois que le quota qui lui avait été accordé a été supprimé sans explication.
Aucune réaction officielle n’a été publiée à ce stade par la FIFA, les autorités américaines ou le comité d’organisation de la Coupe du monde 2026.
Une nouvelle controverse après les refus de visas
Cette affaire intervient dans un contexte déjà tendu autour de la participation iranienne au Mondial 2026.
Après sa qualification précoce pour la compétition, l’Iran avait vu sa présence remise en question à la suite de l’escalade militaire déclenchée par l’offensive israélo-américaine contre le pays le 28 février.
Les difficultés administratives se sont ensuite multipliées. Selon les responsables iraniens, une quinzaine de membres de la délégation, dont des responsables fédéraux et des membres du staff, ont essuyé des refus ou des retards dans l’obtention de leurs visas américains.
Parmi les personnes concernées figure notamment le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj.
Ces obstacles ont contraint la sélection iranienne à revoir entièrement sa préparation.
L’Iran contraint de s’installer au Mexique
Initialement prévu à Tucson, dans l’État américain de l’Arizona, le camp de base iranien a finalement été transféré à Tijuana, au Mexique.
La délégation iranienne est arrivée dimanche dans la ville frontalière mexicaine, où elle restera basée durant l’ensemble du tournoi.
L’équipe devra toutefois franchir la frontière américaine à plusieurs reprises afin de disputer ses trois rencontres de la phase de groupes sur le territoire des États-Unis.
Cette situation alimente les critiques de nombreux observateurs qui dénoncent les difficultés rencontrées par certaines délégations étrangères dans le cadre de cette Coupe du monde 2026.
Alors que la FIFA présente le tournoi comme une célébration universelle du football, l’affaire des billets iraniens risque de raviver les interrogations sur l’égalité de traitement des nations participantes et de leurs supporters.










