
À Gaza, des nageurs palestiniens poursuivent leurs entraînements en mer malgré les tirs et patrouilles israéliens. Dispersée par la guerre et les déplacements forcés, l’équipe de natation tente de se reconstruire. Pour ses membres, ce sport représente un acte de résilience et un soutien psychologique essentiel face aux traumatismes quotidiens. Des psychiatres soulignent ses bienfaits sur la santé mentale, alors que toutes les infrastructures sportives, y compris les piscines, ont été détruites par les bombardements israéliens dans l’enclave palestinienne.
Malgré les dangers constants en mer, liés aux patrouilles et aux tirs israéliens, des Palestiniens continuent de s’entraîner à la natation. Ils se regroupent dans des zones jugées plus sûres pour limiter les risques.
L’équipe de natation, florissante avant les bombardements israéliens incessants, tente aujourd’hui de se reconstruire. Dispersée par le génocide israélien et les déplacements forcés, elle renaît progressivement. Ses membres soulignent l’importance psychologique de ce sport pour faire face à un quotidien marqué par la guerre, depuis plus de deux ans.
Gaza: "Nous pratiquons la natation malgré de graves dangers"
Abou Mahmoud, capitaine de l’équipe de natation, décrit une pratique devenue périlleuse.
Il affirme que plusieurs nageurs ont été exposés à des tirs provenant de navires de guerre israéliens stationnés au large. Pour réduire les risques, le groupe tente de s’organiser collectivement.
Avant la guerre, l’équipe comptait plus d’un millier de membres le long de la Côte Bleue de Gaza. Ce nombre a fortement chuté au cours des deux dernières années.
La natation, un soutien psychologique face à la guerre à Gaza
Yehya Ali Awwad, psychiatre à Gaza, insiste sur les bienfaits mentaux de la natation dans un contexte de violence extrême.
Selon lui, cette activité aide les Palestiniens à affronter les difficultés quotidiennes imposées par la guerre.
Pour les sportifs de haut niveau, la destruction est totale. Mohammad Farahat, nageur professionnel, témoigne de la disparition des infrastructures.
Il ajoute que les bombardements israéliens n’ont laissé aucune piscine intacte dans l’enclave.



