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Chaque jour, des enfants maliens traversent le fleuve Niger pour aller à l'école

Sac en bandoulière et un pull orange bien attaché autour des reins, Rokia Koumaré, une élève de 10 ans, se dirige vers les rives du fleuve Niger, à Bamako au Mali.

11:34 - 8/06/2023 jeudi
MAJ: 13:03 - 8/06/2023 jeudi
AFP
Crédit photo: MICHELE CATTANI / AFP / ARCHIVE
Crédit photo: MICHELE CATTANI / AFP / ARCHIVE

Chaque matin, vers 7H00, elle va prendre son embarcation - une petite pirogue avec une toiture en paille - qui l’emmène à l’école sur l’île de Dialogun, avec des dizaines de ses camarades.


Située dans la capitale malienne, cette école insulaire scolarise 218 enfants des rives et des îles du fleuve Niger. Elle a obtenu un statut d’école publique en juin 2022.

Elle a été construite pour garantir un lieu d'étude pour les jeunes non-scolarisés, explique Marie Garnier, coordinatrice de l'école. Selon l'Unicef, plus de deux millions d'enfants maliens ne vont pas à l'école.


Rokia s'installe sur les longs bancs de l’embarcation. Des élèves prennent leur petit déjeuner, d’autres jouent au damier ou sont sur leur téléphone. Le moteur démarre et la pirogue s’avance sur les eaux paisibles du fleuve Niger. Rokia raconte:


Je n’ai pas peur de traverser le fleuve par pirogue, car je suis déjà habituée.

Manque de moyens


La pirogue touche terre. Des adultes déchargent les bidons d'eau puis les enfants descendent. Ils se dirigent vers leur école.


Le matin, des élèves forment un cercle au centre duquel le drapeau national est lentement hissé par deux jeunes filles. Puis ils chantent l'hymne national, la main sur le cœur.


Les cours peuvent commencer. Mastan commence à écrire la date à la craie sur le tableau noir. Derrière elle, d'autres jeunes filles la regardent, assises à leur bureau sur leur banc de bois.

Quelques salles de classe, protégées par de petits murs, ou dans des tentes, sont installées au milieu d'une zone arborée. Certains cours se donnent aussi en plein air, au son des insectes. Des bureaux sont posés sur le sable.


"Moi seul, je m’occupe de la direction et deux classes, ce qui veut dire qu’il y a un problème d’enseignants. Il y a des problèmes de tables aussi. Parfois, on est obligés de mener des activités en plein air pour que chacun ait un espace pour travailler",
explique Broulaye Konaté, le directeur de l'école.

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