
Le gouvernement colombien et la guérilla de l'Armée de libération nationale (ELN) ont signé samedi à Caracas un premier accord, dans le cadre de leurs nouvelles négociations de paix, qui prévoit la participation de la société civile au processus.
Ce point d'accord est présenté par les participants comme une avancée significative dans un long processus de négociations engagé cahincaha depuis novembre 2022.
La signature du premier des six points discutés constitue la principale avancée du cycle de négociations, qui a repris début avril au Venezuela et s'est avéré très fragile.
A la mi-avril, les parties ont repris le processus mais début mai l'ELN a annoncé qu'elle reprendrait les enlèvements, affirmant que le gouvernement de gauche de Gustavo Petro n'avait pas respecté son engagement de lui fournir des dons de la part de la communauté internationale.
La reprise des enlèvements reste un point critique pour le processus de paix entre les deux parties qui ont maintenu en revanche un cessez-le-feu bilatéral.
En armes depuis 1964, l'ELN compterait environ 5.800 hommes, selon le renseignement militaire. Bien qu'elle dispose d'un commandement central, ses fronts sont militairement autonomes, ce qui, selon les experts, complique les négociations.
Elu en 2022 premier président de gauche de l'histoire du pays, Gustavo Petro a entamé des discussions avec les principaux groupes armés opérant en Colombie.
Ce dialogue concerne l'ELN, mais aussi les dissidents des Farc qui rejettent l'accord de paix historique signé en 2016, ainsi que des groupes paramilitaires et des narcotrafiquants.









