Madagascar: plus de 264 000 sinistrés après le passage des cyclones Gezani et Fytia

La rédaction avec
18:0613/02/2026, Cuma
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Un habitant passe devant une structure endommagée dans la ville de Toamasina, sur la côte est de Madagascar, frappée par le cyclone tropical Gezani le 12 février 2026.
Crédit Photo : TSIKY SIKONINA / AFP
Un habitant passe devant une structure endommagée dans la ville de Toamasina, sur la côte est de Madagascar, frappée par le cyclone tropical Gezani le 12 février 2026.

Au moins 264 053 personnes ont été sinistrées à Madagascar après le passage du cyclone tropical intense Gezani, qui a frappé le nord-est de l’île le 10 février avec des vents dépassant les 195 km/h, selon un bilan provisoire publié par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes.

Dans un communiqué publié vendredi, la France a présenté ses condoléances aux familles des victimes et exprimé sa solidarité envers le peuple et le gouvernement malgaches. Paris a indiqué poursuivre l’acheminement de biens humanitaires et le déploiement d’experts par l’intermédiaire du Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et des services de l’État basés à La Réunion.


Le bilan fait état de 38 morts, principalement dans le district de Toamasina II (région d’Atsinanana), de six disparus et de 374 blessés. Vingt-deux districts répartis dans cinq régions ont été touchés. Les autorités estiment que la région d’Atsinanana a été détruite à 90 %.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations, des milliers d’habitants ont été contraints de fuir leurs habitations dans le nord-est du pays en raison des inondations et des destructions provoquées par le cyclone. La majorité des déplacés est accueillie dans 28 centres d’évacuation répartis dans 16 districts et quatre régions, notamment dans des écoles et des bâtiments communautaires.


Les dégâts matériels sont importants : 13 203 maisons ont été inondées, 37 302 endommagées et 18 135 détruites. Le secteur éducatif est également affecté, avec 561 salles de classe décoiffées, 104 partiellement détruites et 71 totalement détruites. Plusieurs axes routiers, dont la route nationale numéro 2 reliant Antananarivo à Toamasina, sont temporairement coupés.

Face à l’ampleur des destructions, le gouvernement malgache a décrété l’état de sinistre national lors d’un Conseil des ministres par visioconférence tenu tard dans la soirée du 11 février. Le chef de l’État, Michaël Randrianirina, en déplacement à Toamasina depuis le 10 février, a lancé un appel à la solidarité nationale et au soutien des partenaires internationaux.


L’OIM a annoncé le déploiement d’équipes d’intervention d’urgence à Toamasina afin d’appuyer les autorités dans la coordination, l’évaluation des besoins et la planification humanitaire. De son côté, le système des Nations unies a indiqué avoir alloué cinq millions de dollars via le Fonds central d’intervention d’urgence, dont une partie avait été débloquée avant l’impact du cyclone.

Le cyclone Gezani intervient environ une semaine après le passage de Fytia, qui avait déjà provoqué d’importantes inondations et des dégâts matériels dans le nord-ouest du pays. Il s’agit du deuxième cyclone tropical à frapper Madagascar depuis le début de la saison cyclonique en novembre.


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