
Plus de 100.000 sympathisants des deux principaux partis d'opposition du Bangladesh se sont rassemblés samedi à Dacca, selon la police, pour réclamer la démission de la Première ministre Sheikh Hasina afin de laisser place à un gouvernement neutre pour superviser les élections.
Ces rassemblements du principal parti d'opposition, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), et du plus grand parti islamiste, le Jamaat-e-Islami, sont les plus importants depuis le début de l'année, ont constaté des journalistes.
Cette journée marque une nouvelle phase dans les protestations avant des élections générales prévues avant fin janvier.
Depuis des mois, l'opposition renaissante organise des manifestations pour faire valoir ses revendications, bien que la dirigeante malade du BNP, Khaleda Zia, deux fois Première ministre et vieille ennemie de Mme Hasina, soit assignée à résidence après avoir été condamnée pour corruption.

Ses partisans ont afflué samedi à Dacca, s'entassant dans des bus malgré les barrages de contrôle sur la route menant à la capitale, et sont même montés à bord de trains bondés.
Au moins 10.000 policiers avaient été déployés, ont indiqué les autorités, mais ils se sont heurtés à des centaines de manifestants dans le quartier de Kakrail, devant la plus grande église catholique de la ville, et ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc.
Selon le porte-parole du BNP, Zahir Uddin Swapan, plus d'un million de personnes se sont rassemblées.
Ces manifestations avaient été interdites et des centaines de policiers ont bloqué un carrefour important, mais environ 3.000 manifestants ont franchi le cordon.
La police a arrêté près du siège du parti au moins 200 partisans du BNP accusés d'avoir lancé des cocktails Molotov, selon M. Faruk, ajoutant qu'au moins 600 personnes ont été interpellées la semaine dernière.
Les forces de sécurité sont accusées de détenir des dizaines de milliers de militants de l'opposition, d'avoir abattu ou fait disparaître des centaines de dirigeants et sympathisants.
Plusieurs gouvernements occidentaux ainsi que des groupes de défense des droits humains ont exprimé leur inquiétude quant au climat politique régnant dans le pays.










