
La Knesset a adopté une loi controversée autorisant la peine de mort pour certains détenus palestiniens. Le ministre Itamar Ben-Gvir a salué cette décision, présentée comme dissuasive. L’Association pour les droits civils en Israël a saisi en urgence la Cour suprême. Elle dénonce un texte "inconstitutionnel" et "discriminatoire". Cette affaire pourrait raviver les tensions entre le gouvernement israélien et le pouvoir judiciaire.
Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a salué le vote de la Knesset en faveur d’une loi autorisant la peine de mort pour des détenus palestiniens. Cette mesure s’inscrit dans un contexte de fortes tensions en Palestine occupée.
Le texte adopté prévoit la condamnation à mort ou la réclusion à perpétuité pour toute personne reconnue coupable d’un homicide. Il précise que l’acte doit avoir été commis dans l’intention de porter atteinte à un Israélien et de viser l’existence de l’État d’Israël.
Pour ses partisans, cette loi constitue un outil de dissuasion face aux attaques. Pour ses détracteurs, elle représente une escalade juridique et politique.
Recours en urgence devant la Cour suprême israélienne
L’Association pour les droits civils en Israël (ACRI) a déposé un recours en urgence devant la Cour suprême. L’organisation de défense des droits humains conteste la constitutionnalité du texte.
Dans son recours, l’ACRI estime que la loi est "inconstitutionnelle" et "discriminatoire". Elle considère que le dispositif cible spécifiquement les Palestiniens et introduit une inégalité devant la justice.
Cette initiative judiciaire pourrait ouvrir un nouveau bras de fer entre le gouvernement israélien et les institutions judiciaires. Elle intervient dans un climat déjà marqué par des tensions autour des réformes judiciaires.









