
Des dizaines de manifestants se sont rassemblés samedi sur la place de la Kasbah, à Tunis, devant le siège du gouvernement tunisien, pour réclamer l’expulsion des migrants en situation irrégulière originaires d’Afrique subsaharienne.
Au cours du rassemblement, plusieurs slogans hostiles à l’installation durable des migrants ont été scandés, tandis que certains participants ont appelé à l’organisation de sit-in devant les institutions gouvernementales.
L’activiste a également affirmé qu’environ 17 600 enfants originaires d’Afrique subsaharienne seraient nés en Tunisie sans connaître l’identité de leur père, sans toutefois fournir de données officielles pour étayer cette estimation.
La Tunisie sous pression migratoire et sécuritaire
Chaque semaine, les autorités tunisiennes annoncent le démantèlement de réseaux de migration irrégulière ainsi que l’interception de centaines de migrants tentant de rejoindre les côtes européennes à partir du littoral tunisien.
Selon plusieurs médias locaux, les autorités tunisiennes subissent une pression croissante de l’Union européenne afin de renforcer le contrôle des frontières maritimes et de limiter les départs de migrants.
En septembre 2023, la Commission européenne avait annoncé une aide financière de 127 millions d’euros destinée à soutenir la Tunisie dans le cadre d’un mémorandum d’entente portant notamment sur la lutte contre la migration irrégulière.
Une présence migratoire difficile à quantifier
Les autorités tunisiennes ne disposent pas d’estimation officielle globale concernant le nombre total de migrants en situation irrégulière présents sur le territoire.
Aucun chiffre officiel n’a cependant été communiqué concernant le reste du territoire tunisien.
Les questions migratoires demeurent particulièrement sensibles en Tunisie, où plusieurs organisations de défense des droits humains alertent régulièrement sur les conditions de vie des migrants subsahariens et sur les tensions sociales liées à la gestion des flux migratoires.










