Émirats arabes unis: incendie après une frappe de drone près de la centrale nucléaire de Barakah

La rédaction avec
15:3317/05/2026, Pazar
AFP
Un incendie a éclaté près de la centrale nucléaire de Barakah aux Émirats arabes unis après une frappe de drone visant un générateur électrique extérieur au site. Les autorités ont assuré qu’aucune victime ni fuite radioactive n’avaient été enregistrées.
Crédit Photo : Media X /
Un incendie a éclaté près de la centrale nucléaire de Barakah aux Émirats arabes unis après une frappe de drone visant un générateur électrique extérieur au site. Les autorités ont assuré qu’aucune victime ni fuite radioactive n’avaient été enregistrées.

Un incendie s’est déclaré dimanche à proximité de la centrale nucléaire de Barakah, aux Émirats arabes unis, après une frappe de drone visant une installation située à l’extérieur du périmètre intérieur du site, selon les autorités d’Abou Dhabi.

Les autorités locales ont indiqué qu’aucune victime n’avait été recensée et qu’aucune hausse du niveau de radioactivité n’avait été détectée après l’incident.

Selon un communiqué du service de presse du gouvernement d’Abou Dhabi, les équipes d’intervention sont rapidement intervenues après qu’un générateur électrique externe a pris feu à la suite de l’attaque de drone. L’origine du tir n’a pas été précisée par les autorités émiraties.

La centrale nucléaire de Barakah, construite par un consortium sud-coréen dirigé par le groupe énergétique KEPCO, est entrée en service en 2020.

Elle représente un pilier stratégique du programme énergétique des Émirats arabes unis, produisant environ 40 térawattheures d’électricité par an, soit près d’un quart des besoins électriques du pays selon l’opérateur public Emirates Nuclear Energy Corporation (ENEC).

Une infrastructure stratégique dans une région sous tension

Située à plus de 200 kilomètres à l’ouest d’Abou Dhabi, la centrale de Barakah se trouve à proximité des frontières saoudienne et qatarie. Sa localisation géographique en fait une infrastructure sensible dans un contexte régional marqué par une forte instabilité sécuritaire.

Les Émirats arabes unis avaient été le premier pays du monde arabe à exploiter une centrale nucléaire civile, après l’Iran dans la région.

Depuis le début de la guerre régionale déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines contre la République islamique d’Iran, les monarchies du Golfe font face à une multiplication des attaques de drones et de missiles.

Selon les autorités émiraties, le pays a été visé par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, les Émirats absorbant une large partie des représailles iraniennes dirigées contre les alliés régionaux de Washington.

Les tensions s’aggravent entre Téhéran et les monarchies du Golfe

Les Émirats arabes unis figurent parmi les rares États arabes à avoir normalisé leurs relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham signés en 2020 sous médiation américaine.

Au début du mois, Abou Dhabi avait déjà accusé l’Iran d’être impliqué dans une attaque de drone contre une installation énergétique à Fujaïrah, dans l’est du pays, accusation rejetée par Téhéran.

Ces derniers jours, les tensions se sont intensifiées après des informations de presse évoquant une participation directe des Émirats arabes unis et de l’Arabie saoudite à des opérations militaires contre l’Iran durant la guerre en cours.

Vendredi, Abou Dhabi a rejeté
"catégoriquement"
les accusations iraniennes affirmant que les Émirats jouaient un rôle
"actif"
aux côtés des États-Unis et d’Israël dans les opérations militaires visant la République islamique.

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