
La Cour pénale internationale (CPI) aurait émis des mandats d’arrêt secrets visant cinq responsables israéliens, dont trois responsables politiques et deux militaires, selon des informations publiées dimanche par le quotidien israélien Haaretz.
Aucune confirmation officielle n’avait été publiée dans l’immédiat par la juridiction basée à La Haye concernant ces nouveaux mandats présumés.
Si ces informations sont confirmées, le nombre total de responsables israéliens visés par des mandats d’arrêt de la CPI passerait à sept.
Cette évolution intervient plusieurs mois après la décision historique prise en novembre 2024 par la Cour pénale internationale visant Benjamin Netanyahu et l’ancien ministre israélien de la Défense Yoav Gallant pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés commis dans la bande de Gaza.
Une pression judiciaire croissante autour de la guerre à Gaza
Depuis le début de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza en octobre 2023, plusieurs organisations internationales et ONG de défense des droits humains ont accusé Israël de violations graves du droit international humanitaire.
Selon les autorités sanitaires de Gaza, plus de 72.000 personnes ont été tuées dans l’enclave palestinienne depuis le début de la guerre, en majorité des femmes et des enfants. Plus de 172.000 personnes auraient également été blessées.
Les autorités palestiniennes affirment par ailleurs que les bombardements et opérations militaires israéliens se poursuivent malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025.
Selon le ministère de la Santé de Gaza, ces attaques ont causé plus de 870 morts et 2.540 blessés supplémentaires depuis l’entrée en application de la trêve.
Israël rejette régulièrement les accusations de la CPI
Israël conteste depuis plusieurs années la compétence de la Cour pénale internationale concernant les territoires palestiniens et rejette les accusations formulées contre ses dirigeants et responsables militaires.
La CPI, créée par le Statut de Rome en 2002, est chargée de poursuivre les auteurs présumés de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité lorsque les juridictions nationales ne sont pas en mesure ou ne souhaitent pas engager de poursuites.
Les éventuels nouveaux mandats d’arrêt pourraient accentuer les tensions diplomatiques autour du conflit à Gaza et renforcer les pressions internationales sur les autorités israéliennes.









