
Le gouvernement burundais, en collaboration avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, a annoncé lundi un programme de rapatriement volontaire visant des milliers de réfugiés originaires de la République démocratique du Congo vivant au Burundi, dans un contexte de diminution de l’aide humanitaire.
Ce programme, qui doit débuter jeudi, constitue une étape importante des efforts régionaux visant à promouvoir des solutions durables pour les populations déplacées, alors que la situation sécuritaire dans l’est de la RDC reste fragile, selon les autorités.
Fin février, le HCR a indiqué que le site de réfugiés de Busuma, qui accueille environ 66.000 Congolais arrivés au Burundi depuis fin 2025, faisait face à de graves pénuries d’eau potable, de nourriture, de médicaments, d’abris et de services de protection.
Retour non imposé
Les autorités ont souligné qu’aucun retour ne serait imposé et ont invité les réfugiés souhaitant regagner leur pays à se présenter dans les centres de départ établis afin de finaliser les formalités administratives, notamment en vue du regroupement familial.
Dans une première phase, seuls certains territoires ont été recommandés pour la réinstallation dans la province du Sud-Kivu, notamment Uvira, l’axe Uvira-Baraka, le territoire de Fizi, Mboko et la plaine de la Ruzizi.
230.000 réfugiés
Elles ont également assuré que l’assistance humanitaire essentielle dans les différents sites d’accueil se poursuivra en attendant les rapatriements.
Sur les 35 millions de dollars nécessaires cette année pour fournir une aide vitale aux réfugiés au Burundi, seuls 20 % avaient été réunis fin février, selon le HCR.











