
Le milliardaire américain Elon Musk est convoqué ce lundi par le parquet de Paris dans le cadre d’une enquête visant le réseau social X dont il est le propriétaire, portant notamment sur des soupçons de diffusion de contenus illicites et de manipulation des systèmes numériques.
Cette convocation, sous le régime d’une "audition libre", procédure permettant d’entendre une personne sans contrainte judiciaire, intervient alors que l’enquête ouverte en janvier 2025 s’est élargie à plusieurs infractions présumées.
Parmi celles-ci figurent la complicité de diffusion d’images pédopornographiques, la création et la propagation de "deepfakes" à caractère sexuel, des contenus falsifiés générés par intelligence artificielle, ainsi que des atteintes au fonctionnement de systèmes informatiques.
"Attaque politique"
La présence des deux dirigeants reste incertaine. Dans le cadre d’une audition libre, les personnes concernées ne sont pas tenues de se présenter. Le parquet a toutefois précisé que leur absence ne ferait pas obstacle à la poursuite de la procédure, qui pourrait déboucher sur plusieurs suites judiciaires, allant du classement sans suite à une mise en examen.
Ces éléments visent en particulier les mécanismes de modération et le fonctionnement de l’algorithme de recommandation de la plateforme.
Volonté de renforcer le contrôle des plateformes
Ce dossier s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre régulateurs européens et grandes plateformes numériques. Selon plusieurs sources, le ministère américain de la Justice aurait exprimé des réserves sur l’enquête française, invoquant notamment le premier amendement de la Constitution américaine relatif à la liberté d’expression.
L’enquête sur X apparaît toutefois comme la plus emblématique, en raison de la stature internationale de son propriétaire et des enjeux liés à la régulation des contenus en ligne à l’ère de l’intelligence artificielle.











