Affaire Lyhanna : Macron exige des responsabilités, le gouvernement se défend

La rédaction avec
17:2810/06/2026, Çarşamba
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Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors de la cérémonie de pose de la première pierre de l'Institut Robert-Debre du Cerveau de l'Enfant (ICE) à l'hôpital Robert-Debre à Paris, le 10 juin 2026.
Crédit Photo : GONZALO FUENTES / POOL / AFP
Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors de la cérémonie de pose de la première pierre de l'Institut Robert-Debre du Cerveau de l'Enfant (ICE) à l'hôpital Robert-Debre à Paris, le 10 juin 2026.

Le président Emmanuel Macron a réclamé mercredi une transparence totale sur l'affaire Lyhanna et l'établissement des responsabilités, tandis que le gouvernement assurait que nul dysfonctionnement ne serait dissimulé, selon la porte-parole Maud Bregeon.

La réaction présidentielle

Selon la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, Emmanuel Macron a ouvert le Conseil des ministres en affirmant que
"l'émotion de la nation est partagée".
Le chef de l'État a souligné que cette affaire soulève des questions essentielles sur la protection de l'enfance et l'efficacité de l'action publique, estimant que
"c'est la confiance dans nos institutions qui est posée".
Par ailleurs, le président a insisté sur la nécessité d'
"agir avec détermination"
sans écarter
"aucune responsabilité"
, refusant toute indulgence envers d'éventuels dysfonctionnements.

Les inspections attendues

Le chef de l'État a également rappelé que les rapports de l'Inspection générale de la justice et de l'Inspection générale de la gendarmerie nationale sont attendus le 19 juin.

Ces documents devront permettre de distinguer ce qui relève de responsabilités individuelles et ce qui traduit des dysfonctionnements systémiques plus larges.

Toutefois, Maud Bregeon a transmis la mise en garde du président contre
"la précipitation et la démagogie"
, présentées comme des réponses inadaptées à un drame de cette ampleur.

La défense de l'exécutif

Interrogée sur les appels à la démission du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, la porte-parole a assuré qu'une telle hypothèse
"n'a jamais été à l'ordre du jour"
. Elle a également dénoncé des critiques relevant de "la petite politique", affirmant que prétendre qu'une démission résoudrait les problèmes revenait à
"mentir aux Français".
De plus, Maud Bregeon a défendu l'action gouvernementale en matière de justice, précisant que le budget du ministère avait augmenté de 54 % depuis 2017 pour atteindre son niveau le plus élevé.
Les crédits récemment gelés n'ont pas été annulés et il n'est
"aucunement question"
de revenir sur les 1 600 créations de postes prévues dans le secteur judiciaire.

Transparence et réexamen des dossiers

Face aux interrogations soulevées par ce dossier, le gouvernement a indiqué avoir engagé un réexamen de dizaines de milliers de procédures afin de vérifier que des situations similaires ne puissent se reproduire.

Maud Bregeon a également estimé que les magistrats devaient participer à l'effort de transparence sans se retrancher derrière une logique corporatiste.
"Personne ne peut mettre la poussière sous le tapis"
, a-t-elle déclaré, assurant que les rapports d'inspection seraient rendus publics et que d'éventuelles sanctions seraient prises si les conclusions des enquêtes le justifiaient.
"Personne ne peut se dédouaner de ses responsabilités. Nous sommes dans un moment où le corporatisme n'a pas sa place"
, a-t-elle ajouté, promettant que toutes les conséquences seraient tirées des investigations en cours.

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