L’Indonésie menace d’interdire X pour contenus obscènes

12:587/01/2026, mercredi
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Jakarta avertit le réseau social X qu’il pourrait être banni en Indonésie en raison de contenus obscènes impliquant des mineurs liés à l’IA Grok.
Crédit Photo : X /
Jakarta avertit le réseau social X qu’il pourrait être banni en Indonésie en raison de contenus obscènes impliquant des mineurs liés à l’IA Grok.

La pression s’intensifie sur la plateforme américaine de réseaux sociaux X, après que l’Indonésie a averti mercredi que le groupe pourrait être interdit dans le pays en raison de contenus obscènes impliquant des mineurs.

La demande de Jakarta visant à contraindre X à se conformer aux lois nationales intervient après que le Royaume-Uni et la Commission européenne ont formulé des critiques similaires à l’encontre de la plateforme.


Le ministère indonésien des Communications a indiqué que les premières investigations montrent que l’intelligence artificielle Grok ne dispose pas encore de réglementations explicites et suffisantes pour empêcher la production et la diffusion de contenus pornographiques basés sur des photos réelles de citoyens.

"Cette situation est susceptible de violer le droit à la vie privée et le droit à l’image, en particulier lorsque la photo d’une personne est manipulée ou diffusée sans son consentement"
, a déclaré Alexander Sabar, directeur général de la supervision de l’espace numérique en Indonésie.

Le ministère a rappelé que tous les services numériques opérant dans le pays sont tenus de respecter la législation et la réglementation indonésiennes, avertissant que des sanctions administratives pourraient être imposées en cas d’infractions ou de manque de coopération. Celles-ci pourraient inclure la suspension de l’accès aux services d’intelligence artificielle Grok ainsi qu’à la plateforme X.

En vertu de la loi indonésienne, la création ou la diffusion de contenus pornographiques est interdite et passible de peines allant de six mois à dix ans de prison ou d’amendes.


La réaction de l’Indonésie fait suite à des informations en provenance de France indiquant que le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur Grok, après des accusations selon lesquelles l’outil aurait produit des images
"deepfake"
sexuellement explicites de mineurs.

Mardi, la secrétaire britannique aux Technologies, Liz Kendall, a exhorté la plateforme X d’Elon Musk à traiter en urgence l’utilisation de son chatbot d’intelligence artificielle Grok pour créer des images sexuelles truquées et non consenties de femmes et de jeunes filles.

Plus tôt lundi, la Commission européenne a indiqué examiner
"très sérieusement"
le chatbot d’intelligence artificielle de X, après des signalements faisant état de contenus sexuellement explicites impliquant des mineurs, qualifiant ces productions présumées de
"répugnantes"
et de
"choquantes"
.

Dimanche, le réseau social américain a publié un avertissement demandant à ses utilisateurs de ne pas utiliser Grok pour générer des contenus illégaux, y compris des contenus à caractère pédopornographique.


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