
Plus de 200 personnes ont perdu la vie dans un éboulement survenu mardi sur un site minier artisanal à Rubaya, dans le territoire de Masisi, province du Nord-Kivu, a annoncé le ministère des Mines dans un communiqué officiel consulté jeudi par l’Agence Anadolu.
Selon ce communiqué, ce drame est survenu le 3 mars 2026 à la suite de pluies diluviennes exceptionnelles ayant provoqué un glissement de terrain massif qui a englouti plusieurs galeries minières exploitées artisanalement.
Le bilan provisoire fait état de plus de 200 compatriotes décédés, dont environ 70 enfants mineurs. Plusieurs blessés ont également été évacués vers des structures sanitaires de la ville de Goma pour y recevoir des soins appropriés.
Conditions précaires
Le gouvernement congolais a dénoncé avec fermeté les conditions précaires d’exploitation minière dans ces zones échappant au contrôle de l’État, soulignant que l’absence forcée des services d’encadrement, notamment le Service d’assistance et d’encadrement des mines artisanales et à petite échelle (SAEMAPE) ainsi que des services de régulation, expose les exploitants artisanaux à de graves risques.
Urgence du rétablissement de l’autorité de l’État
Ce statut interdit formellement toute extraction et commercialisation de minerais dans cette zone, en raison notamment des violations des droits humains, du travail forcé et de la présence de groupes armés.
Le gouvernement congolais a également réaffirmé l’urgence du rétablissement de l’autorité de l’État dans cette partie du territoire afin de mettre fin à l’exploitation illégale et dangereuse des ressources naturelles.
Le mouvement rebelle qui contrôle la zone depuis plus d’un n’a pas communiqué sur ce drame.











