L’Arcom met en demeure CNews pour son traitement "univoque" de l’affaire Crépol, où Thomas, 16 ans, a été tué

La rédaction avec
15:544/03/2026, mercredi
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L’affaire fait suite à la mort de Thomas, un adolescent de 16 ans poignardé lors d’un bal organisé en novembre 2023 dans la salle des fêtes de Crépol (Drôme).
Crédit Photo : X /
L’affaire fait suite à la mort de Thomas, un adolescent de 16 ans poignardé lors d’un bal organisé en novembre 2023 dans la salle des fêtes de Crépol (Drôme).

Le régulateur français de l’audiovisuel a adressé une mise en demeure à la chaîne CNews, estimant que le traitement de l’affaire Crépol a été mené de manière "univoque", selon une décision rendue publique au Journal officiel mercredi 4 mars.

L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique reproche à la chaîne d’avoir, à l’occasion de 15 émissions diffusées en mars 2025, systématiquement présenté le drame comme un
"meurtre raciste"
, sans offrir de contradiction suffisante, alors même que la procédure judiciaire est toujours en cours.
L’affaire fait suite à la mort de Thomas, un adolescent de 16 ans poignardé lors d’un bal organisé en novembre 2023 dans la salle des fêtes de Crépol (Drôme).

La parution du livre Une nuit en France (Grasset), signé par les journalistes Jean-Michel Décugis, Pauline Guéna et Marc Leplongeon, avait relancé le débat autour des circonstances et de l’interprétation des faits.

Dans sa décision, le régulateur précise que
"la légitimité"
de la critique de l’ouvrage à l’antenne
"n’est pas en cause"
, mais considère que la multiplication, sur une période resserrée, de séquences soutenant une seule thèse
"caractérise un manquement de l’éditeur"
à ses obligations en matière de pluralisme et d’honnêteté de l’information.

"Racisme anti-Blancs"

L’expression "racisme anti-Blancs", relayée dans certains débats publics, demeure controversée et contestée par plusieurs responsables politiques et chercheurs.

Dans l’échelle des interventions du régulateur, la mise en demeure intervient après la mise en garde et peut, en cas de récidive, ouvrir la voie à une sanction financière.

L’ONG Reporters sans frontières avait saisi le régulateur en octobre dernier afin de demander des sanctions contre la chaîne, propriété du groupe de l’homme d’affaires Vincent Bolloré. L’organisation avait notamment fait état d’une
"vague de harcèlement et de menaces"
visant les auteurs de l’ouvrage, qui avaient également saisi l’instance de régulation.

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