L’UE adopte de nouvelles sanctions contre la Russie, visant les secteurs de l’énergie, de la finance et de la défense

La rédaction avec
09:5524/04/2026, vendredi
AA
Kaja Kallas, haute représentante de l'Union européenne et vice-présidente chargée des affaires étrangères et de la politique de sécurité, s'adresse aux journalistes à son arrivée à une réunion informelle du Conseil européen à Nicosie, le 24 avril 2026.
Crédit Photo : NICOLAS TUCAT / AFP
Kaja Kallas, haute représentante de l'Union européenne et vice-présidente chargée des affaires étrangères et de la politique de sécurité, s'adresse aux journalistes à son arrivée à une réunion informelle du Conseil européen à Nicosie, le 24 avril 2026.

L’Union européenne a adopté jeudi son 20e paquet de sanctions contre la Russie, introduisant de nouvelles mesures visant les secteurs de l’énergie, de la finance, du commerce, de la défense ainsi que les dispositifs de contournement des sanctions, a annoncé la Commission européenne.

Le paquet comprend 36 nouvelles désignations dans le secteur énergétique russe, couvrant les activités en amont et en aval, notamment l’exploration, l’extraction, le raffinage et le transport du pétrole, selon un communiqué.

L’UE a également renforcé les mesures contre la
"flotte fantôme"
russe, en ajoutant 46 navires et plusieurs entités, portant le total des bâtiments sanctionnés à 632. Ces navires sont soumis à des interdictions d’accès aux ports et à des restrictions de services.

Deux ports russes, Mourmansk et Touapsé, ainsi que le terminal pétrolier indonésien de Karimun, ont été inscrits sur la liste en raison de leur implication présumée dans des contournements de sanctions.

De nouvelles mesures visent également à empêcher la vente de pétroliers européens de contribuer aux exportations de pétrole russe.

Par ailleurs, l’UE prépare une future interdiction du transport maritime de pétrole et de produits pétroliers russes, en coordination avec le G7.

De nouvelles interdictions d'exportation

Le bloc a également durci les restrictions visant 20 banques russes supplémentaires, portant à 70 le nombre total d’établissements exclus des marchés européens.

Une interdiction totale des transactions avec les prestataires russes de services liés aux crypto-actifs a été instaurée, accompagnée de restrictions sur les monnaies numériques liées à la Russie, y compris le projet de rouble numérique.

De nouvelles interdictions d’exportation concernent des biens d’une valeur supérieure à 365 millions d’euros (426 millions de dollars), tandis que les restrictions à l’importation visent des métaux, produits chimiques et minerais évalués à plus de 530 millions d’euros.

L’UE a également ajouté 58 entreprises liées au complexe militaro-industriel russe, dont des fournisseurs situés dans des pays tels que la Chine, les Émirats arabes unis et le Kazakhstan.

"L’économie de guerre de la Russie est sous pression croissante"

Pour la première fois, le mécanisme anti-contournement a été activé, en raison de préoccupations liées à la réexportation de biens sensibles via le Kirghizistan, notamment des composants utilisés dans la production de drones et de missiles.

Le paquet inclut 120 nouvelles inscriptions, dont 33 personnes et 83 entités, soumises à des gels d’avoirs et des interdictions de voyager.
"L’économie de guerre de la Russie est sous pression croissante, tandis que l’Ukraine reçoit un soutien important. Nous devons maintenir cette pression jusqu’à ce que le président russe Vladimir Poutine comprenne que sa guerre n’a aucune issue"
, a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.

Le paquet avait été retardé en raison de désaccords internes, notamment l’opposition du Premier ministre hongrois sortant Viktor Orban. Après un changement de direction à Budapest, ces objections ont été levées, permettant l’adoption finale des sanctions.


A lire également:

#Kaja Kallas
#l’UE
#Ukraine