Détroit d'Ormuz: le trafic reste limité en raison de l’incertitude entourant le cessez-le-feu entre États-Unis et Iran

La rédaction avec
15:5623/04/2026, Perşembe
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Cette image satellite fournie par 2026 Planet Labs PBC montre les dégâts subis par le port militaire de Bandar Abbas, dans le sud de l'Iran, le long du détroit d'Ormuz, le 4 mars 2026.
Crédit Photo : PLANET LABS PBC / AFP
Cette image satellite fournie par 2026 Planet Labs PBC montre les dégâts subis par le port militaire de Bandar Abbas, dans le sud de l'Iran, le long du détroit d'Ormuz, le 4 mars 2026.

Le trafic maritime commercial est demeuré faible autour du détroit d’Ormuz jeudi matin, d’après les données de suivi des navires consultées par Anadolu, dans un contexte d’incertitude persistante quant à un éventuel cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran.

Au total, cinq navires ont été observés quittant le golfe Arabique en direction du golfe d’Oman, tandis que six autres empruntaient la route inverse au cours des 24 heures précédant 09h00 GMT.

Parmi les bâtiments se dirigeant d’ouest en est figuraient notamment le vraquier Ascanio (vers Shinas, à Oman), le pétrolier panaméen LPG Sevan (en route pour Sharjah, aux Émirats arabes unis), le vraquier LB Energy (à destination de Santos, au Brésil), le pétrolier brut Atlantis II (vers Ras Al Kuh, en Iran) ainsi que Nezami Ganjavi 6, repéré près de la zone d’ancrage de Khor Fakkan.

Dans le sens opposé, étaient recensés Harapan Perdana IX, Polaris (vers le port de la zone franche de Hamriyah, aux Émirats arabes unis), le pétrolier-chimique bahaméen Musik (à destination de Sharjah), le cargo polyvalent Jin Zeng 5 (en route vers Mukalla, dans le sud-est du Yémen), Arad 10 (à destination de Bandar Charak, en Iran) et Epaminondas, localisé près de Mundra, en Inde.

Certains de ces navires apparaissent par ailleurs dans des bases de données liées aux sanctions. Ainsi, VesselFinder signale que l’Atlantis II est visé par des sanctions de l’OFAC américain, tandis que les registres de l’Autorité maritime danoise classent le Nezami Ganjavi parmi les navires sanctionnés par l’Union européenne.

La majorité des bâtiments mentionnés étaient indiqués comme étant en transit, tandis que d’autres étaient signalés à l’ancre ou sans statut de navigation clairement défini.

Mercredi, les forces iraniennes ont affirmé que plusieurs navires tentaient de franchir le détroit "discrètement", ajoutant qu’ils avaient été repérés et interceptés grâce aux dispositifs de renseignement.

De son côté, le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé jeudi que les forces américaines avaient ordonné à 31 navires de faire demi-tour ou de regagner leur port d’attache dans le cadre du blocus naval visant les ports iraniens.

Le CENTCOM a également indiqué avoir intercepté deux superpétroliers iraniens, Hedy et Hero II, qui tentaient de contourner ce dispositif.

Enfin, le président américain Donald Trump a prolongé mardi de deux semaines le cessez-le-feu avec l’Iran, afin de permettre à Téhéran de soumettre une « proposition unifiée », à la suite d’une requête des autorités pakistanaises.

Cette initiative diplomatique d’Islamabad vise à préparer une nouvelle série de négociations entre Washington et Téhéran, qui devraient prochainement se tenir dans la capitale pakistanaise.


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