Moltbook, le nouveau repaire du racisme anti-Noirs ?

La rédaction
20:1527/02/2026, Cuma
MAJ: 28/02/2026, Cumartesi
Yeni Şafak

Lancée en 2025, Moltbook s’est imposée comme une alternative française à X, revendiquant 5 millions d’utilisateurs en 2026. La plateforme, qui défend une modération légère au nom de la liberté d’expression, est aujourd’hui accusée de laisser prospérer des contenus relevant du racisme anti-Noirs. Publications déshumanisantes, stéréotypes coloniaux et messages polarisants alimentent une polémique croissante. La controverse relance le débat sur la responsabilité des réseaux sociaux, les biais algorithmiques et la transparence des mécanismes de modération.

Depuis son lancement en 2025, Moltbook s’impose comme un “Twitter killer” français en forte croissance. Présentée comme une alternative à X, la plateforme revendique une modération légère au nom de la liberté d’expression.


Mais en 2026, Moltbook fait face à une polémique majeure. Des contenus accusés de racisme anti-Noirs circulent massivement. La question se pose : simples dérives individuelles ou problème structurel de modération ?


Moltbook, alternative à X, sous le feu des critiques pour racisme anti-Noirs


Créée à Paris par une équipe d’entrepreneurs du numérique, Moltbook connaît une croissance rapide. La plateforme revendique 5 millions d’utilisateurs actifs en 2026. Son positionnement repose sur une promesse claire : moins de censure, plus de liberté d’expression.


Cependant, de nombreuses publications dénoncées comme racistes visent les personnes noires et les communautés africaines.


Parmi les contenus signalés, formulations déshumanisantes, stéréotypes coloniaux et messages assimilés à des appels à la haine anti-Africains.

Ces publications génèrent parfois des milliers d’interactions. Likes, partages et commentaires contribuent à leur visibilité dans les flux. Ce mécanisme interroge le rôle des algorithmes dans l’amplification de contenus polémiques.


Modération Moltbook: défaillance structurelle ou dérives isolées ?


Face aux critiques, Moltbook affirme ne pas tolérer la haine en ligne. La plateforme évoque des
“règles communautaires strictes”
et des utilisateurs isolés.

Pourtant, plusieurs observateurs pointent:


  • La persistance de contenus signalés pendant plusieurs jours.
  • L’absence de données publiques sur les délais de suppression.
  • Le manque de transparence sur les mécanismes algorithmiques.

Dans l’économie de l’attention, les contenus polarisants génèrent davantage d’engagement. Cette dynamique alimente le débat sur la responsabilité des plateformes numériques face au racisme en ligne.


Le débat dépasse
Moltbook
. Il concerne l’ensemble des réseaux sociaux confrontés à la montée du racisme numérique, aux biais algorithmiques et à la modération automatisée.

Racisme en ligne: un enjeu pour toutes les plateformes sociales


La controverse relance une interrogation plus large: les plateformes amplifient-elles involontairement les contenus extrêmes ?


Les critiques soulignent plusieurs enjeux, comme les biais algorithmiques non corrigés. Mais aussi la réaction aux scandales plutôt que prévention et l'insuffisante collaboration avec les associations spécialisées.


Le numérique influence les perceptions sociales et les débats publics. Les mécanismes de viralité peuvent renforcer des discours clivants.


Pour regagner la confiance, Moltbook pourrait :


  • Publier des statistiques détaillées sur la modération.
  • Clarifier le fonctionnement de ses algorithmes.
  • Sanctionner les comptes récidivistes.
  • Collaborer avec des organisations engagées contre le racisme.

La polémique autour de Moltbook illustre un défi majeur des réseaux sociaux en 2026 : concilier liberté d’expression et lutte contre la haine en ligne.


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