
L'Autorité de la concurrence turque a ouvert une enquête contre le groupe Meta concernant ses pratiques en matière d'intelligence artificielle et imposé une mesure conservatoire visant à garantir l'accès des tiers à WhatsApp, a-t-elle annoncé vendredi.
Ouverture d'une enquête formelle
Selon un communiqué publié vendredi, l'Autorité de la concurrence turque a décidé le 14 mai d'ouvrir une investigation visant l'entité économique regroupant Meta Platforms Inc., Meta Platforms Ireland Limited, WhatsApp LLC et Meta Platforms Istanbul Bilisim Hizmetleri Ltd.
Cette décision fait suite à une enquête préliminaire portant sur d'éventuelles violations de l'article 6 de la loi n°4054 relative à la protection de la concurrence, a indiqué la même source. L'instance examinera notamment les modalités d'intégration du service Meta AI au sein de la messagerie WhatsApp et les potentiels effets sur la concurrence.
Pratiques anticoncurrentielles alléguées
L'enquête vise à déterminer si Meta a empêché les chatbots génératifs d'usage général proposés par des sociétés concurrentes d'opérer via cette plateforme comme service principal.
Par ailleurs, les autorités soupçonnent le groupe américain d'avoir restreint l'accès des fournisseurs tiers d'intelligence artificielle sur sa plateforme de messagerie, ce qui pourrait constituer une entrave illégale à la libre concurrence. Ces pratiques examinées par le Conseil de la concurrence pourraient également porter atteinte à la concurrence en limitant le choix des consommateurs sur le marché des assistants virtuels.
Mesure conservatoire et sanctions
Dans ce contexte, le Conseil de la concurrence a imposé une mesure conservatoire visant à prévenir un préjudice irréparable en attendant la décision définitive. Meta doit désormais établir des conditions permettant aux assistants IA de tiers de fournir leurs services via WhatsApp sans créer d'obstacles de fait ou économiques, a précisé l'autorité.
À défaut de respecter ces obligations dans un délai d'un mois suivant la notification de la décision motivée, la société encourra des sanctions administratives.









