
La cour d’assises de Loire-Atlantique a condamné ce jeudi le ressortissant allemand Martin Ney à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans, pour l’enlèvement, la séquestration et le meurtre de Jonathan Coulom, disparu en avril 2004 lors d’une classe de mer à Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique).
Après plus de cinq heures de délibéré et trois semaines de procès, les jurés ont reconnu coupable cet homme de 55 ans, déjà condamné en Allemagne à la perpétuité pour les meurtres de trois enfants commis entre 1992 et 2001.
Une condamnation fondée sur un faisceau d’indices
L’enquête, qui s’est étendue sur plus de deux décennies et a donné lieu à 163 tomes de procédure, n’a jamais permis de mettre au jour de preuve matérielle directe ni d’ADN reliant Martin Ney à la scène du crime.
Parmi eux figure le témoignage d’un agriculteur ayant déclaré avoir aperçu, à proximité des lieux, un homme circulant dans un véhicule immatriculé en Allemagne accompagné d’un berger allemand, un détail correspondant aux confidences attribuées à Martin Ney par son ancien codétenu.
L’avocate générale a également mis en avant les similitudes entre cette affaire et les crimes pour lesquels Martin Ney a déjà été condamné en Allemagne, notamment le ciblage de jeunes garçons dans des centres accueillant des enfants.
L’accusé a toujours nié
Tout au long de la procédure, Martin Ney a contesté toute implication dans la disparition et la mort de Jonathan Coulom.
La défense avait appelé les jurés à acquitter l’accusé au bénéfice du doute, soulignant l’absence de preuve scientifique et rappelant qu’il avait déjà été mis hors de cause dans une autre affaire criminelle aux Pays-Bas.
Cette condamnation met un terme judiciaire à l’une des affaires criminelles les plus marquantes des années 2000 en France, reste non élucidée pendant plus de vingt ans.











