Le commandant du pétrolier russe "Tagor" arraisonné par la marine française, a été libéré

La rédaction avec
16:044/06/2026, Perşembe
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Le pétrolier russe "Tagor", soupçonné de battre un faux pavillon camerounais et arraisonné par la Marine nationale française le 31 mai 2026, arrive dans la baie de Douarnenez, dans l'ouest de la France, le 2 juin 2026.
Crédit Photo : FRED TANNEAU / AFP
Le pétrolier russe "Tagor", soupçonné de battre un faux pavillon camerounais et arraisonné par la Marine nationale française le 31 mai 2026, arrive dans la baie de Douarnenez, dans l'ouest de la France, le 2 juin 2026.

Le commandant du pétrolier russe Tagor, a été remis en liberté après la levée de sa garde à vue, a annoncé mercredi le parquet de Brest.

Le procureur de la République de Brest, Stéphane Kellenberger, cité par la même source, a précisé que cette décision avait été prise
"afin de permettre la poursuite d’investigations judiciaires denses et complexes"
.

Le capitaine du navire avait été placé en garde à vue mardi, après l’arraisonnement du Tagor lundi, par la marine française dans l’océan Atlantique.

Selon le parquet, le commandant, de nationalité russe, est soupçonné de défaut de pavillon et de refus d’obtempérer en mer. Ces infractions sont passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement, de 150 000 euros d’amende ainsi que de la confiscation du navire.

"Manœuvres de manipulation"

Le Tagor est le quatrième pétrolier de la flotte dite "fantôme" russe intercepté par les autorités françaises depuis septembre 2025. Cette flotte est régulièrement accusée par les pays occidentaux de permettre à la Russie de contourner les restrictions imposées à ses exportations pétrolières depuis le début de la guerre en Ukraine.

Cette libération intervient alors que la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova a exigé mercredi la mise en liberté
"dans les plus brefs délais"
du capitaine russe, après avoir accusé le président français Emmanuel Macron de mener des
"manœuvres de manipulation"
dans ce dossier.
Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux, a défendu cette opération, affirmant qu'elle s'inscrivait dans les efforts menés par les pays européens pour lutter contre les contournements des sanctions visant Moscou.

Moscou n’a pour l’heure, fait aucune déclaration officielle concernant la libération du capitaine.


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