OTAN : Meloni appelle à renforcer l’Alliance et juge "non positives" les tensions entre Washington et Madrid

La rédaction avec
16:1424/04/2026, vendredi
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La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, arrive à Nicosie le 24 avril 2026 pour une réunion informelle du Conseil européen.
Crédit Photo : NICOLAS TUCAT / AFP
La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, arrive à Nicosie le 24 avril 2026 pour une réunion informelle du Conseil européen.

La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a appelé ce vendredi à renforcer l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), mettant en garde contre les divisions au sein de l’Alliance et jugeant "non positives" les tensions entre les États-Unis et l’Espagne.

"Je ne vois pas les tensions autour de l’OTAN comme quelque chose de positif ; elles doivent être dépassées"
, a-t-elle déclaré à des journalistes en marge d’un sommet informel de l’Union européenne dans l'Administration grecque de Chypre du Sud.
"Je pense que nous devons travailler à renforcer l’OTAN, à renforcer le pilier européen de l’Alliance, un pilier européen qui doit être complémentaire"
, a-t-elle ajouté.

Ces propos interviennent dans un contexte de débats croissants au sein de l’OTAN sur les dépenses de défense et le partage du fardeau, ainsi que sur les priorités nationales divergentes entre États membres.

Giorgia Meloni a souligné que le renforcement de la cohésion de l’Alliance devait rester une priorité, alors que l’Europe fait face à de multiples défis sécuritaires.
Concernant les relations avec Washington, elle a estimé qu’elles restaient solides malgré des désaccords récents.
"Je n’ai pas parlé à Donald Trump, mais les relations avec les États-Unis sont toujours solides"
, a-t-elle affirmé.

Sur la Russie

S’agissant des dépenses de défense, la dirigeante italienne a relevé que, si l’investissement militaire demeure important, les gouvernements doivent également faire face à d’autres priorités.
"Les dépenses de défense restent importantes, mais si nous avons un problème énergétique, vous comprenez qu’il y a une priorité qui passe malheureusement avant"
, a-t-elle déclaré, appelant à adapter les politiques à un contexte en évolution.
Sur la Russie, elle a estimé qu’il appartenait à Moscou de faire des gestes en faveur d’une désescalade.
"Nous devrions demander à Vladimir Poutine de faire des pas en avant, et non à nous d’en faire vers lui"
, a-t-elle dit, estimant que les pays occidentaux avaient déjà fait des efforts d’engagement ces derniers mois.
Enfin, évoquant le Moyen-Orient, Giorgia Meloni a plaidé pour le maintien d’une présence internationale à la frontière entre Israël et le Liban, soulignant le rôle potentiel de l’Italie.
"Une présence internationale à la frontière entre Israël et le Liban est nécessaire. Le rôle de l’Italie peut faire la différence. Nous devons trouver un cadre juridique"
, a-t-elle déclaré, en référence à l’avenir de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).

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