
Le procureur en chef de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, a été officiellement blanchi de toute accusation de faute ou de manquement professionnel à l’issue d’un examen conduit par un panel de juges indépendants, selon une information exclusive révélée par Middle East Eye (MEE).
Une enquête approfondie mais non concluante
Malgré l’ampleur de l’enquête, aucune preuve suffisante n’a été identifiée pour confirmer les accusations de misconduct sexuel portées contre Karim Khan, qui a toujours nié les faits.
Une institution fragilisée
Cette affaire avait plongé la CPI dans une situation inédite d’incertitude. Karim Khan s’était mis en retrait depuis mai 2025, laissant ses adjoints assurer l’intérim.
Le Bureau de l’ASP doit désormais décider de clore officiellement l’enquête. Conformément aux règles internes, si l’absence de faute est confirmée, la procédure devrait être abandonnée.
Un contexte politique explosif
Ces accusations sont survenues dans un climat particulièrement tendu, alors que le bureau du procureur mène une enquête sur de possibles crimes de guerre commis par des responsables israéliens dans le cadre du conflit à Gaza.
En mai 2024, Karim Khan avait sollicité des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant. Cette initiative a déclenché de fortes pressions diplomatiques.
Selon MEE, les États-Unis ont imposé depuis 2025 des sanctions financières et des restrictions de visa visant Karim Khan, ses collaborateurs ainsi que plusieurs juges de la CPI. Israël et ses alliés ont également contesté la compétence de la Cour et demandé la récusation du procureur.
Par ailleurs, des révélations antérieures évoquent des tentatives d’influence politique, notamment un appel du ministre britannique des Affaires étrangères de l’époque, David Cameron, qui aurait menacé de retirer le soutien du Royaume-Uni à la CPI.
Des accusations contestées dès l’origine
Les accusations de misconduct ont été portées à la connaissance de Karim Khan le 2 mai 2024, le jour même où il s’apprêtait à annoncer les mandats d’arrêt contre des responsables israéliens.
En conclusion, cette décision renforce la position de la CPI et de son procureur Karim Khan, tout en mettant en lumière les fortes tensions politiques entourant ses enquêtes sensibles sur les crimes de guerre présumés.









