
Des colons israéliens ont saisi mercredi 13 appartements palestiniens dans le quartier de Silwan, à Jérusalem-Est occupée, portant à 15 le nombre total de logements pris en quatre jours, selon des témoins et des organisations de défense des droits.
Le Centre d’information Wadi Hilweh a déclaré dans un communiqué que l’opération avait commencé par l’expulsion de familles de deux appartements, suivie par l’évacuation de 11 appartements appartenant à la famille Al-Rajabi par les autorités israéliennes, en vue de leur prise de contrôle.
Des vidéos diffusées en ligne montrent des autorités israéliennes retirant des meubles des appartements avant leur saisie.
Dimanche, l’organisation Ateret Cohanim avait déjà pris le contrôle de deux appartements appartenant aux Palestiniens Raed et Mohammed Basbus.
Le centre indique que l’immeuble de la famille Basbus s’inscrit dans un plan de colonisation mené par Ateret Cohanim visant à prendre le contrôle d’environ 5,2 dounams de terres à Batn al-Hawa.
Il ajoute que la famille Basbus a reçu un ordre d’expulsion par contumace début 2025 et a déposé un recours, rejeté par un tribunal de district en septembre. Elle a ensuite été informée d’un ordre d’expulsion définitif avant que la Cour suprême ne statue sur son appel.
La famille affirme avoir acheté le terrain en 1963 et disposer de documents prouvant sa propriété, mais les tribunaux ont rejeté cette revendication, estimant que la vente avait été effectuée par une partie ne disposant pas d’une autorité légale sur des terres classées comme appartenant à des Juifs.
Il ajoute qu’environ 15 familles avaient également été déplacées en 2015, notamment les familles Sarhan et Abu Nab, depuis des immeubles résidentiels collectifs.
Risque de déplacement forcé
Elle a précisé que les expulsions à Batn al-Hawa et Wadi Hilweh, ainsi que les démolitions de maisons à al-Bustan, ont déplacé des centaines de personnes au cours des deux dernières années.
Elle indique également que 35 habitations avaient été démolies à al-Bustan en février 2026, avec 17 ordres de démolition supplémentaires émis.
Les Palestiniens considèrent Jérusalem-Est comme la capitale de leur futur État, tandis qu’Israël considère la ville dans son ensemble comme sa capitale, une position non reconnue par la communauté internationale.









