Le conflit a commencé le 4 novembre 2020, quand le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, y a dépêché l'armée pour déloger les autorités locales émanant du groupe armé rebelle du Front de libération du peuple du Tigré.
Le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères a déconseille "formellement" aux ressortissants français de se rendre au Tigré, demandant aux "ressortissants de passage" de "quitter le Tigré dans les meilleurs délais".
"Compte tenu des affrontements internes en cours au Tigré, notamment à Adigrat et dans la capitale régionale Mekele, tout déplacement dans l'ensemble de la région du Tigré est désormais formellement déconseillé. Il est demandé aux ressortissants français de passage de quitter le Tigré dans les meilleurs délais"
, a indiqué le Quai d'Orsay, mercredi, sur son site officiel.
Et de préciser qu'
"en raison des signes de tension croissante à la frontière entre l'Éthiopie et l'Érythrée en zone Afar, la moitié nord de la région Afar est déconseillée sauf raison impérative, y compris la ville de Semera".
"S'agissant de la zone touristique du désert du Danakil, il est demandé aux ressortissants français de reporter tout déplacement touristique",
écrit encore la Diplomatie française.
Le conflit au Tigré a fait de dizaines de milliers de morts et provoqué le déplacement d'environ deux millions de personnes dans la région du Tigré et ses environs. Ce conflit a également provoqué une catastrophe humanitaire dans la région.
Le conflit a commencé le 4 novembre 2020, quand le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, y a dépêché l'armée pour déloger les autorités locales émanant du groupe armé rebelle du Front de libération du peuple du Tigré (FLPT) -ancien parti politique qui revendique l'autodétermination de cette région du nord de l'Éthiopie-, les accusant d'avoir attaqué des casernes militaires.
Le 2 novembre 2022, les parties belligérantes en Éthiopie (gouvernement éthiopien, forces érythréennes et rebelles tigrées, NDLR) ont signé un accord pour une
"cessation des hostilités"
sous l'égide de l'Union africaine, à Pretoria en Afrique du Sud, après deux ans d'affrontements.
Depuis plusieurs mois, les divisions sont vives au sein du FLPT, du fait des retards sur la mise en œuvre de l'accord. Un haut cadre du parti, Getachew Reda, placé à la tête d'une administration intérimaire par les autorités fédérales, s'oppose au numéro un du Front, Debretsion Gebremichael.
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