L’Iran revendique une frappe contre le navire MSC Sariska en mer d’Oman

La rédaction avec
11:122/06/2026, mardi
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Le CGRI affirme avoir ciblé le MSC Sariska en représailles à une attaque américaine présumée contre un navire iranien, sur fond de tensions persistantes dans le Golfe.
Crédit Photo : X /
Le CGRI affirme avoir ciblé le MSC Sariska en représailles à une attaque américaine présumée contre un navire iranien, sur fond de tensions persistantes dans le Golfe.

Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a déclaré lundi avoir mené une frappe contre le navire MSC Sariska à l’aide d’un missile de croisière en mer d’Oman, en représailles à une attaque américaine présumée visant le navire iranien Lian Star, selon les médias d’État iraniens.

Cette revendication intervient après qu’un cargo a été frappé par un projectile non identifié dans le Golfe, au sud-est de l’Irak, provoquant une
''forte explosion''
, selon un rapport publié lundi par l’agence britannique de sécurité maritime UKMTO (United Kingdom Maritime Trade Operations).

Dans un avis de sécurité, l’UKMTO a indiqué avoir reçu un signalement concernant un incident impliquant un navire marchand naviguant à environ 40 milles nautiques au sud-est du port irakien d’Oum Qasr.

Selon l’agence, le navire a été touché sur son flanc tribord par un
''projectile inconnu''
, provoquant une importante explosion à bord. Aucun impact environnemental n’avait été signalé au moment de la publication du rapport.

Les autorités maritimes n’ont fourni aucune information immédiate concernant d’éventuelles victimes, l’étendue des dégâts subis par le navire ou la nature exacte du projectile utilisé. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances de l’incident.

La compagnie propriétaire du MSC Sariska n’a pas réagi aux affirmations du CGRI. Les autorités américaines n’ont également fait aucun commentaire officiel concernant cette attaque présumée.


Dans le même temps, Mohsen Rezaei, conseiller du guide suprême iranien, a réaffirmé sur le réseau social X que le détroit d’Ormuz restait sous contrôle iranien et a averti que Téhéran ne tolérerait pas la poursuite du blocus maritime.

''Le détroit d’Ormuz est sous la gestion de l’Iran. Nous ne permettrons pas la poursuite du blocus naval, et une nouvelle escalade au Liban ne sera pas tolérée''
, a-t-il déclaré.

Les tensions régionales se sont intensifiées depuis le 28 février, date à laquelle les États-Unis et Israël ont lancé des attaques contre l’Iran. Téhéran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant plusieurs cibles dans la région, tout en fermant le détroit stratégique d’Ormuz.

Un cessez-le-feu négocié par le Pakistan est entré en vigueur le 8 avril. Toutefois, les discussions organisées à Islamabad n’ont pas permis d’aboutir à un accord durable. Par la suite, le président américain Donald Trump a prolongé la trêve pour une durée indéterminée tout en maintenant un blocus visant les navires à destination ou en provenance des ports iraniens via cette voie maritime essentielle au commerce mondial.


La revendication du CGRI souligne la fragilité persistante de la situation sécuritaire dans le Golfe et en mer d’Oman, deux zones stratégiques pour le transport international d’énergie et de marchandises.



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