Niger: forte contestation après la résolution européenne pour Bazoum

La rédaction
17:2418/03/2026, mercredi
Yeni Şafak

Depuis le 12 mars 2026, le Niger conteste la résolution du parlement européen demandant la libération de Mohamed Bazoum. Le gouvernement et la société civile dénoncent une atteinte à la souveraineté nationale et une ingérence dans les affaires intérieures du pays. Plusieurs acteurs civils et citoyens estiment que cette initiative européenne sert des intérêts étrangers, notamment français, et qu’elle ne concerne pas la politique intérieure nigérienne. Depuis le coup d’État de juillet 2023, Bazoum et son épouse sont en résidence surveillée.

Depuis le 12 mars 2026, les relations entre l’Union européenne et le Niger se sont fortement tendues. La résolution du parlement européen demandant la libération de l’ancien président Mohamed Bazoum a provoqué un rejet unanime à Niamey, tant au niveau des autorités officielles que de la société civile, dénonçant une ingérence dans les affaires intérieures du pays.


Le 12 mars 2026, le ministre des Affaires étrangères nigérien, Bakary Yaou Sangaré, a convoqué la chargée d’affaires de l’Union européenne pour lui remettre une lettre de protestation officielle. Pour le gouvernement nigérien, la résolution est
"inacceptable"
et viole la souveraineté nationale.

Bana Ibrahim, membre du Conseil consultatif de la Refondation, déclare:
"C’est une atteinte grave à la souveraineté du Niger. Pourquoi, alors que le monde connaît tant de crises, le parlement européen se concentre sur un sujet purement intérieur du Niger ?"
Selon lui, cette décision reflète
"les ingérences intempestives des occidentaux dans notre politique intérieure".

Karki Ramatou Adamou, présidente de l’association
"Les Sentinelles de la Patrie"
, estime que le parlement européen n’a pas vocation à décider à la place des Nigériens.
"Nous savons très bien qui est derrière tout cela, c’est la France qui est en dessous"
, affirme-t-elle.

Pour Issoufou Garba Idrissa, citoyen de Niamey, la pression européenne viserait surtout à contrôler les ressources stratégiques du Niger.
"Libérer Mohamed Bazoum, ce n’est pas une décision qui leur revient. Nos autorités, avec le soutien du peuple, veilleront à ce qu’ils nous laissent en paix"
, précise-t-il.

Depuis le coup d’État de juillet 2023 qui a renversé Mohamed Bazoum, l’ancien président et son épouse vivent en résidence surveillée.


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