
Les prix de l’argent ont chuté de plus de 6,5 % vendredi, tombant à 77,8 dollars l’once, prolongeant leurs pertes pour une deuxième séance consécutive sous l’effet d’une forte pression vendeuse sur l’ensemble du marché des métaux précieux.
L’or a également reculé, les prix au comptant étant pénalisés par la hausse des rendements des bons du Trésor américain et le renforcement du dollar, des facteurs défavorables aux actifs ne générant pas de rendement.
Cette vague de ventes fait suite à la publication cette semaine de données américaines montrant une nouvelle accélération des pressions inflationnistes.
L’inflation de gros s’est également renforcée, l’indice des prix à la production pour la demande finale ayant progressé de 1,4 % en avril, soit la plus forte hausse mensuelle depuis 2022.
Les pressions inflationnistes sont principalement liées à la prolongation de la guerre impliquant l’Iran et à la fermeture du détroit d’Ormuz, qui ont perturbé les flux énergétiques mondiaux et entraîné une hausse des coûts du pétrole et du transport.
Des anticipations de taux plus élevés tendent à peser sur les métaux précieux, car elles augmentent le coût d’opportunité lié à la détention d’actifs ne générant pas de rendement, comme l’or et l’argent, tout en soutenant le dollar.
Malgré ce fort recul vendredi, l’argent avait auparavant surperformé les autres métaux précieux cette semaine, soutenu par les perspectives d’une demande industrielle accrue dans les secteurs de l’électronique, des panneaux solaires et d’autres applications utilisant sa forte conductivité électrique.









