
La préfecture du Rhône a ordonné la fermeture d’une école de langue arabe rattachée à la mosquée de Décines, invoquant des manquements administratifs. Sans avertissement préalable, cette décision prive 572 enfants de leur enseignement. L’affaire relance les accusations d’acharnement de l’État français contre les structures éducatives musulmanes, dans un contexte marqué par des précédents comme la fermeture de l’établissement Al Kindi. Les familles dénoncent une approche punitive et l’absence de cadre juridique clair.
Des contrôles administratifs invoqués pour justifier la fermeture
Selon la préfecture, la décision fait suite à deux contrôles menés en septembre et décembre 2025 par les agents du Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports.
Les services de l’État estiment de manière fallacieuse que les activités de l’association relèvent d’un Accueil collectif de mineurs, soumis à une obligation de déclaration préalable.
L’arrêté évoque plusieurs manquements, notamment l’absence de déclaration administrative, de projet éducatif formalisé et de justificatifs relatifs à l’honorabilité des intervenants.
Ces éléments sont présentés comme suffisants pour ordonner la fermeture immédiate de la structure.
Une fermeture brutale dénoncée par les familles
La décision a provoqué une vive incompréhension parmi les parents et les intervenants.
Les parents dénoncent une approche punitive plutôt qu’accompagnante de la part de l’administration.
Un acharnement de l’État contre l’enseignement musulman
Cette affaire s’ajoute à une longue série de fermetures visant des structures éducatives liées à l’islam.
Depuis plusieurs années, les écoles, instituts et associations musulmanes sont particulièrement ciblés par les autorités, souvent sous couvert de manquements administratifs.
Là aussi, les responsables dénonçaient un acharnement institutionnel et une volonté politique de démanteler des espaces d’enseignement musulman indépendants.
Ces fermetures successives nourrissent un sentiment d’insécurité juridique durable au sein des communautés concernées.
Pour les familles, la conséquence est directe: la disparition progressive d’un enseignement linguistique et religieux pourtant légal, non clandestin et assumé publiquement.
Faute de cadre national harmonisé, ces structures restent vulnérables à des décisions préfectorales unilatérales.









