Fin de la polémique du 3e mandat au Sénégal

12:085/07/2023, mercredi
MAJ: 5/07/2023, mercredi
Yeni Şafak
Le Président du Sénégal, Macky Sall. Crédit photo: APANEWS
Le Président du Sénégal, Macky Sall. Crédit photo: APANEWS

Les Béninois s’intéressent beaucoup à l’actualité politique au Sénégal. La décision du président Macky Sall de ne point chercher à briguer un troisième mandat est qualifiée comme le proverbe l’indique: "après la mort, le médecin", par nombre de Béninois.



"C’est une honte pour le Sénégal et toute l’Afrique entière"
, se désole Calixte, un Béninois lambda qui ne comprend pas pourquoi il est difficile pour les Africains de respecter la loi.
"La nouvelle constitution du Sénégal me donne l’occasion de briguer un nouveau mandat…"
, avait annoncé Macky Sall dans son message à la nation. Néanmoins, pour nombre d’Africains notamment Béninois, un président qui fait deux mandats de cinq ans d’affilée ne doit plus chercher à s’éterniser au pouvoir.

Tous ces morts pour un NON ?


"Pourquoi toutes ces tueries ? C’est triste"
, martèle très déçu Martial Houndaho, un citoyen béninois. D’après lui, le seul responsable de tous les morts enregistrés lors des différentes manifestations au Sénégal est Macky Sall. Si l’actuel président n’avait pas entretenu un flou sur sa position de se porter à nouveau candidat à l’élection présidentielle de 2024, il n’y aurait pas eu tous ces soulèvements. Plus grave, c’est l’accusation de l’opposant, Ousmane Sonko avec des éléments montés de toutes pièces pour lui nuire. En d’autres termes, tous les actes antérieurs posés par Macky Sall concourraient à lui prêter des intentions.

Finalement il renonce à briguer un troisième mandat présidentiel après avoir causé tant de morts.
"Ceux qui sont décédés-là, comment on va faire pour eux ?...C’est une perte pour l’Afrique"
, s’interroge et conclut Martial Houndaho.

Une fuite en avant


D’autres Béninois pensent d’ailleurs que Macky Sall s’est retrouvé dos au mur. Il n’avait pas le choix de dire autre chose que le NON pour la prochaine compétition présidentielle.
"Le pouvoir central appartient au peuple. Quand il décide, le président au pouvoir n’a plus le choix"
, explique Arsène Tonoua. Le Béninois lambda se fait un plus clair en déclarant que Macky Sall est déjà vomi par la majorité des Sénégalais. C’est donc un signal fort qui est lancé aux autres chefs d’Etat qui tentent de s’accrocher au pouvoir en cherchant de nouveaux mandats après ceux autorisés par la loi fondamentale de leur pays.

Par Romuald Vissoh


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