
Le logo de l'ONG de défense des droits de l'homme Amnesty International est représenté lors d'un rassemblement et d'une action symbolique contre le contrôle au faciès dans les espaces publics, à l'appel du groupe de défense des droits de l'homme "Amnesty International", devant le cimetière du Père Lachaise, à Paris, le 28 mai 2024. Le 29 avril 2025, Amnesty International a accusé Israël de commettre un "génocide en direct" contre les Palestiniens de Gaza en déplaçant de force la majeure partie de la population et en créant délibérément une catastrophe humanitaire.
L'ONG Amnesty International alerte dans son dernier rapport sur la diffusion et la banalisation en France de discours qui rejettent les droits humains.
"C'est souvent par le langage qu'on prépare le terrain du pire",
a déclaré Nathalie Godard, directrice de l'action chez Amnesty International France lors d'une conférence de presse, lundi 28 avril, à Paris, rapporte le site Infomigrants.
Dans son dernier rapport annuel, publié le lendemain, l'ONG dénonce notamment
"un discours raciste assez décomplexé (...) anti-migrants, islamophobe et antisémite"
qui se diffuse largement en France et qui trouve des relais au sein de certains médias, précise le même média.
Ces propos
"mettent dans le débat des propositions qui ne sont pas encore mises en œuvre, mais qui sont banalisées progressivement alors qu'elles sont vraiment très clairement contraires aux droits humains",
selon Amnesty. Et de citer les propositions d'interdiction du port du voile à l'université, de la suppression de l'Aide médicale de l'État (AME) ou du regroupement familial,
"pas encore mises en œuvre"
mais bien présentes
"dans le débat public",
rapporte encore le média français.
Selon l'ONG de défense des droits humains, ces débats ont des conséquences directes, notamment sur la politique migratoire
"brutale"
de la France.
"Ces dernières années, les personnes exilées en France ont été ciblées par une frénésie de nouvelles lois, dont les débats préalables ont été systématiquement accompagnés d'un déluge de 'fake news' et de déclarations politiques xénophobes",
dénonce aussi Anne Savinel-Barras, présidente d'Amnesty International France, dans un communiqué.
Amnesty International déplore également la montée d'
"un discours critique sur l'État de droit"
en France.
"Nous sommes très inquiets de voir qu'il y a dans le discours d'un certain nombre de responsables politiques, une remise en cause de l'indépendance de la justice avec des critiques de l'État de droit"
et l'emploi de termes comme celui du
"gouvernement des juges"
qui sont
"extrêmement dangereux",
explique Nathalie Godard citée par Infomigrants.
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