
Les affaires de corruption impliquant des policiers ont augmenté de 70 % entre 2020 et 2024, une tendance qui se prolonge en 2025, selon des données communiquées par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).
Sur la période récente, l’IGPN fait état d’une hausse marquée des enquêtes liées aux atteintes à la probité, incluant des faits de corruption, de consultation illicite de fichiers et de violations du secret professionnel à finalité corruptive.
Extorsion
Ils concernent également des transmissions d’informations ou des usages frauduleux de fichiers administratifs, parfois sans que les agents aient initialement conscience de servir des réseaux criminels.
Cette évolution intervient dans un contexte de progression générale des faits de corruption recensés en France, mise en lumière par un rapport de la Cour des comptes. L’institution relève une augmentation continue des atteintes à la probité enregistrées par les forces de sécurité depuis 2016, tout en soulignant que ces chiffres traduisent à la fois une aggravation possible du phénomène et une meilleure capacité de détection des services.
Certaines zones géographiques, dont l’outre-mer, la Corse, l’Occitanie et Paris, concentrent une part importante de ces faits, tandis que le nombre annuel de condamnations demeure relativement stable, selon la Cour.
"Repentir administratif"
Dans ce contexte, l’État a adopté un plan national pluriannuel de lutte contre la corruption pour 2025-2029, piloté par l’Agence française anticorruption, visant à renforcer la prévention, la détection et le traitement des atteintes à la probité au sein des administrations, en particulier dans les services régaliens.











