Le Royaume-Uni signale une "frappe de drone présumée" sur sa base d'Akrotiri à Chypre du sud

La rédaction avec
11:242/03/2026, lundi
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Le Premier ministre britannique Keir Starmer s'exprime lors d'une déclaration à Downing Street, dans le centre de Londres, le 28 février 2026, à la suite des frappes américaines et israéliennes contre l'Iran.
Crédit Photo : JONATHAN BRADY / POOL / AFP
Le Premier ministre britannique Keir Starmer s'exprime lors d'une déclaration à Downing Street, dans le centre de Londres, le 28 février 2026, à la suite des frappes américaines et israéliennes contre l'Iran.

Le Royaume-Uni a annoncé avoir réagi à une "frappe de drone présumée" visant sa base aérienne d’Akrotiri, à Chypre du sud, dans la nuit de dimanche à lundi, sans faire état de victimes à ce stade, selon le ministère britannique de la Défense.

"Nos forces armées réagissent à une frappe de drone présumée sur la base de la Royal Air Force à Akrotiri, à Chypre du sud, survenue à minuit"
heure locale (22h00 GMT), a déclaré un porte-parole du ministère.
"Notre dispositif de protection dans la région est au niveau le plus élevé"
, a-t-il ajouté.

Aucune victime n’a été signalée dans l’immédiat.

La base de la Royal Air Force (RAF) à Akrotiri est située sur un territoire britannique d’outre-mer, maintenu sous souveraineté du Royaume-Uni depuis l’indépendance de Chypre en 1960. Elle constitue la principale implantation militaire britannique dans la région et un point d’appui stratégique au Moyen-Orient.

Selon les autorités britanniques, des moyens supplémentaires ont récemment été déployés sur le site, notamment des systèmes de défense anti-aérienne, destinés à intercepter des missiles ou des aéronefs hostiles, ainsi que des dispositifs antidrones, des radars de détection et des avions de combat F-35.

"Détruire les missiles à la source"

Cet incident intervient après les frappes menées par les États-Unis et Israël contre des sites en Iran, dans un contexte d’escalade régionale.
Dimanche, le Premier ministre britannique Keir Starmer a indiqué que le Royaume-Uni avait accepté que les États-Unis utilisent des bases militaires britanniques pour frapper des sites de missiles iraniens. Il a toutefois précisé que Londres ne participerait pas à
"des actions offensives en Iran".
"Nous nous souvenons tous des erreurs commises en Irak et nous en avons tiré les leçons"
, a déclaré le chef du gouvernement. Il a affirmé que l’Iran
"s’en prend aux intérêts britanniques et met en grave danger ses ressortissants"
ainsi que ses alliés dans la région.
Selon Keir Starmer,
"la seule façon de mettre fin à la menace est de détruire les missiles à la source, dans les dépôts de stockage ou les lanceurs qui servent à tirer ces missiles"
.

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