
La Banque centrale européenne (BCE) doit faire face ce jeudi avec les effets de la flambée des prix de l’énergie liée à la guerre au Moyen-Orient, dont les conséquences sur l’inflation et la croissance en zone euro demeurent incertaines.
Le conflit a entraîné une quasi-paralysie du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ 20% du pétrole mondial, ainsi que des attaques contre des infrastructures énergétiques du Golfe, provoquant une hausse des prix du pétrole et du gaz.
Cette situation se répercute en Europe sur les prix à la pompe et les coûts des entreprises, en particulier les secteurs énergivores, faisant craindre un affaiblissement d’une croissance déjà modérée et un regain d’inflation.
En l’absence d’accélération de l’inflation sous-jacente, indicateur excluant les prix volatils de l’énergie et des matières premières, l’institution ne dispose pas, selon plusieurs analystes, d’arguments suffisants pour relever ses taux à ce stade.
Statu quo monétaire
La BCE devrait adopter une approche prudente et dépendante des données, en s’appuyant sur de nouvelles projections économiques à l’horizon 2028, intégrant partiellement la récente hausse des prix de l’énergie.
D’autres grandes banques centrales, dont la Réserve fédérale américaine, la Banque du Japon, la Banque d’Angleterre et la Banque nationale suisse, ont également opté ou devraient opter pour le statu quo monétaire face à l’incertitude liée au conflit.
Lagarde a par ailleurs indiqué vouloir mener son mandat à son terme, prévu fin octobre 2027, après des spéculations sur un éventuel départ anticipé.










