La BCE confrontée au choc énergétique lié à la guerre au Moyen-Orient

La rédaction avec
11:4519/03/2026, Perşembe
AA
La présidente de la BCE Christine Lagarde.
Crédit Photo : X /
La présidente de la BCE Christine Lagarde.

La Banque centrale européenne (BCE) doit faire face ce jeudi avec les effets de la flambée des prix de l’énergie liée à la guerre au Moyen-Orient, dont les conséquences sur l’inflation et la croissance en zone euro demeurent incertaines.

Le conflit a entraîné une quasi-paralysie du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ 20% du pétrole mondial, ainsi que des attaques contre des infrastructures énergétiques du Golfe, provoquant une hausse des prix du pétrole et du gaz.

Cette situation se répercute en Europe sur les prix à la pompe et les coûts des entreprises, en particulier les secteurs énergivores, faisant craindre un affaiblissement d’une croissance déjà modérée et un regain d’inflation.

Dans ce contexte, les économistes anticipent que la BCE maintiendra ses taux inchangés, le taux de dépôt de référence restant à 2%, niveau stable depuis juillet, alors que l’inflation évolue autour de cet objectif.

En l’absence d’accélération de l’inflation sous-jacente, indicateur excluant les prix volatils de l’énergie et des matières premières, l’institution ne dispose pas, selon plusieurs analystes, d’arguments suffisants pour relever ses taux à ce stade.

Statu quo monétaire

La BCE devrait adopter une approche prudente et dépendante des données, en s’appuyant sur de nouvelles projections économiques à l’horizon 2028, intégrant partiellement la récente hausse des prix de l’énergie.

D’autres grandes banques centrales, dont la Réserve fédérale américaine, la Banque du Japon, la Banque d’Angleterre et la Banque nationale suisse, ont également opté ou devraient opter pour le statu quo monétaire face à l’incertitude liée au conflit.

Les marchés resteront attentifs aux signaux de la présidente de la BCE, Christine Lagarde, qui pourrait réaffirmer la volonté de l’institution de maîtriser l’inflation, tout en soulignant un contexte différent de celui de la crise énergétique consécutive à l’invasion de l’Ukraine en 2022.

Lagarde a par ailleurs indiqué vouloir mener son mandat à son terme, prévu fin octobre 2027, après des spéculations sur un éventuel départ anticipé.


A lire également:

#Banque centrale européenne (BCE)
#choc énergétique
#détroit d’Ormuz
#guerre au Moyen-Orient
#prix de l’énergie