Bourses: hausse prudente des marchés, tech et IA sous pression

La rédaction avec
16:466/02/2026, vendredi
AFP
Des passants se tiennent devant un panneau électronique affichant les cours de l’indice Nikkei à la Bourse de Tokyo, à Tokyo, le 3 février 2026. Les actions ont progressé, tandis que les métaux précieux et le pétrole brut ont tenté de rebondir.
Crédit Photo : Kazuhiro NOGI / AFP
Des passants se tiennent devant un panneau électronique affichant les cours de l’indice Nikkei à la Bourse de Tokyo, à Tokyo, le 3 février 2026. Les actions ont progressé, tandis que les métaux précieux et le pétrole brut ont tenté de rebondir.

Les Bourses mondiales ont enregistré une légère hausse vendredi, après une semaine marquée par de fortes tensions autour du secteur technologique et de l’intelligence artificielle. Wall Street tente un rebond limité, tandis que l’Europe profite d’un désengagement partiel des investisseurs américains. Les dépenses massives annoncées par les géants de la tech alimentent les inquiétudes sur la rentabilité future de l’IA. Dans le même temps, Stellantis s’effondre en Bourse après l’annonce de lourdes charges, alors que le bitcoin et les métaux précieux tentent de se redresser.

Les Bourses mondiales affichaient une progression modérée vendredi, reprenant leur souffle après une semaine dominée par les doutes sur le modèle économique des logiciels et de l’intelligence artificielle. Les marchés restent cependant fragiles, dans un contexte de forte volatilité.


Les contrats à terme à Wall Street suggéraient un léger rebond à l’ouverture, insuffisant pour effacer les pertes hebdomadaires. Le Nasdaq, très exposé aux valeurs technologiques, a reculé d’environ 4% depuis le début de la semaine.


"Une vente massive d’actions a secoué le secteur technologique, frappant le logiciel et les cryptomonnaies sur fond de doutes sur les valorisations liées à l’IA"
, analyse Patrick Munelly, analyste chez Tickmill Group.

Doutes persistants sur la rentabilité de l’IA


L’inquiétude a été ravivée mardi par l’annonce de la start-up Anthropic, créatrice du modèle de langage Claude. L’entreprise a dévoilé un nouvel outil d’IA destiné aux tâches juridiques et de recherche. Cette innovation a relancé les interrogations sur la capacité des éditeurs de logiciels à préserver leurs marges face à l’IA.


Des prévisions de ventes jugées décevantes du groupe de semi-conducteurs AMD ont également pesé sur le climat boursier. À cela s’ajoutent les dépenses colossales annoncées par les géants de la tech pour développer leurs infrastructures d’intelligence artificielle.


Alphabet, maison mère de Google, a ainsi annoncé entre 175 et 185 milliards de dollars d’investissements pour l’année en cours. Amazon devrait accentuer cette tendance avec un "plan d’investissement massif de 200 milliards de dollars, supérieur de quelque 50 milliards aux attentes", selon Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank. L’action Amazon était attendue en baisse de 8% à l’ouverture de Wall Street.


Ces montants inquiètent les investisseurs, faute de signaux clairs sur la rentabilité future d’un secteur engagé dans une course effrénée aux centres de données. Quelques jours plus tôt, Microsoft avait déjà perdu près de 10% pour des raisons similaires.


L’Europe résiste, Stellantis s’effondre


Moins exposée aux valeurs technologiques, l’Europe bénéficie partiellement du repli des investisseurs sur les actions américaines. Vers 12H30 GMT, l’indice Stoxx 600 progressait de 0,42%. Londres gagnait 0,18%, Francfort 0,57%, tandis que Paris restait quasi stable à +0,06%.


Dans ce contexte relativement calme, Stellantis a lourdement chuté. Le titre du constructeur automobile plongeait de 28% vers 12H40 GMT, à 5,82 euros. Le groupe a annoncé 22 milliards d’euros de charges exceptionnelles dans ses résultats 2025, invoquant une "surestimation significative du rythme de l’électrification" du secteur.


Ces charges feront basculer le groupe dans le rouge. Elles sont presque équivalentes au cumul des bénéfices nets de 2023 et 2024. Stellantis a également annoncé qu’aucun dividende ne serait versé en 2026.


Bitcoin et métaux précieux tentent un rebond


Sur le marché des cryptomonnaies, la chute du bitcoin semble marquer une pause. Après être tombé à 60.000 dollars vendredi, le bitcoin rebondissait de 5,19% vers 12H30 GMT, à 66.358 dollars. Il était passé la veille sous les 70.000 dollars pour la première fois depuis l’élection de Donald Trump à un second mandat en novembre 2024. Depuis le début de l’année, la cryptomonnaie a perdu environ 25% de sa valeur.


Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a estimé que
"les risques étaient en train de se matérialiser"
, tout en jugeant l’absence de danger "systémique".

Sur le marché des changes, l’euro peinait à se maintenir au-dessus de 1,18 dollar malgré le statu quo de la Banque centrale européenne. Vers 12H30 GMT, la monnaie unique gagnait 0,11%, à 1,179 dollar.


Les métaux précieux tentaient également de se redresser. L’or progressait de 2,10% à 4.879,55 dollars l’once, tandis que l’argent gagnait 4,65% à 74,21 dollars l’once.


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