
Le pouvoir judiciaire iranien a démenti jeudi des informations de presse affirmant qu’un homme aurait été condamné à mort pour sa participation aux récentes manifestations antigouvernementales dans le pays.
Selon ces informations, Erfan Soltani, âgé de 26 ans, aurait été arrêté puis rapidement condamné à la peine capitale pour avoir pris part aux protestations déclenchées par la détérioration de la situation économique.
Le centre médiatique du pouvoir judiciaire a rejeté ces allégations, les qualifiant de "fabriquées".
La justice iranienne a souligné que, si les charges étaient confirmées par le parquet et qu’un jugement légal était rendu, la peine encourue serait l’emprisonnement, la peine de mort n’étant pas prévue par la loi iranienne pour ce type d’infractions.
Des médias, citant l’ONG Iran Human Rights basée en Norvège, ont toutefois affirmé que la famille de Soltani avait été informée lundi de son arrestation à Fardis, à l’ouest de Téhéran, le 8 janvier, ainsi que de sa condamnation à mort.
Selon l’organisation, qui s’appuie sur une source proche de la famille, l’exécution devait avoir lieu mercredi.
Les manifestations, déclenchées par la dégradation des conditions économiques, ont commencé à Téhéran à la fin du mois dernier avant de s’étendre à plusieurs autres villes du pays.
Mardi, Donald Trump a déclaré à CBS News que Washington prendrait des mesures "très fermes" si les autorités iraniennes procédaient à l’exécution de manifestants. De leur côté, les responsables iraniens accusent les États-Unis et Israël de soutenir ce qu’ils qualifient d’"émeutes" et d’"actes terroristes" liés aux protestations en cours.
Les autorités iraniennes n’ont pas communiqué de bilan officiel des victimes ni du nombre d’arrestations. L’agence Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, estime que plus de 2 600 personnes ont été tuées, parmi lesquelles des manifestants et des membres des forces de sécurité.









