
Le président libanais Joseph Aoun a affirmé, ce mardi, son ambition de faire de l’année 2025 celle où l’État libanais exercera un monopole total sur les armes dans le pays.
Dans un entretien accordé au quotidien qatari al-Arabi al-Jadeed, en marge de sa visite officielle à Doha, Aoun est longuement revenu sur le dossier sensible du désarmement du Hezbollah.
Aoun a également mentionné l’action de l’armée libanaise dans le sud du pays et dans la plaine de la Bekaa, soulignant sa volonté de mettre en œuvre la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU. Il a déclaré que l’armée avait neutralisé des tunnels et détruit des dépôts d’armes appartenant au Hezbollah, sans rencontrer d’opposition de sa part.
Adoptée à l’unanimité le 11 août 2006, la résolution 1701 prévoit notamment la cessation des hostilités entre Israël et le Liban, ainsi qu’une zone démilitarisée entre la ligne bleue et le fleuve Litani, réservée exclusivement aux forces du gouvernement libanais et à la FINUL.
Concernant le futur des combattants du Hezbollah, Aoun a écarté toute absorption du mouvement dans l’armée sur le modèle des Unités de mobilisation populaire en Irak. Il a proposé, en revanche, que ses membres puissent intégrer l’armée à titre individuel, après une formation spécifique, comme cela avait été le cas avec d’autres groupes armés à la fin de la guerre civile.
Arrivé mardi à Doha à l’invitation de l’émir Tamim ben Hamad al-Thani, Joseph Aoun doit s’entretenir avec lui mercredi. Il a salué le soutien constant du Qatar au Liban, notamment à son armée.
Selon l’agence de presse qatarie QNA, le président libanais entend évoquer le rôle que peut jouer Doha, aux côtés d’autres pays arabes, pour aider le Liban à sortir de la crise, à renforcer l’autorité de l’État sur tout le territoire national et à rétablir la confiance avec la communauté internationale.









