
Le 26 mars 2026, le tribunal de Paris a condamné Olivia Zemor, présidente d’EuroPalestine, à 24 mois de prison avec sursis et à cinq ans d’inéligibilité. La décision prévoit également le versement de 3 000 euros de dommages et intérêts à l’Organisation Juive Européenne et l’inscription de Zemor au fichier des infractions terroristes.
La condamnation fait suite à des publications en ligne des 7 et 8 octobre 2023, jugées favorables à des actes qualifiés de terroristes. Le tribunal a infligé une peine plus sévère que celle requise par le parquet, qui avait demandé 10 mois avec sursis.
Judiciarisation des critiques d’Israël en Europe
L’affaire a également suscité des critiques sur le plan procédural. Lors de l’audience, la juge Martine Timsit aurait devancé le traducteur officiel pour traduire des textes en hébreu afin d’accélérer le déroulement des débats, une pratique dénoncée par la défense et plusieurs observateurs.
Olivia Zemor a annoncé son intention de faire appel, ouvrant ainsi une nouvelle phase judiciaire dans un dossier qui pourrait devenir emblématique des débats entre justice, politique et liberté d’expression.











