Madagascar : lourdes pertes agricoles dues aux invasions acridiennes

La rédaction avec
11:5926/05/2026, Tuesday
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Le représentant de la FAO à Madagascar, Aloys Nizigiyimana insiste sur le renforcement des capacités du Centre de lutte antiacridienne à Madagascar (IFVM).
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Le représentant de la FAO à Madagascar, Aloys Nizigiyimana insiste sur le renforcement des capacités du Centre de lutte antiacridienne à Madagascar (IFVM).

Plus de 75 935 hectares de cultures ont été détruits par les invasions de criquets pèlerins en 2024-2025 à Madagascar. Ces dégâts ont généré environ 14,9 millions de dollars de pertes économiques, surtout dans les régions du Sud et du Sud-Ouest, où la majorité des familles vivent de l’agriculture.

Les criquets ont surtout touché des cultures essentielles comme le riz et le maïs. Cette situation touche de nombreux ménages ruraux qui vivent de leurs récoltes. Dans plusieurs zones, la baisse de production fait aussi augmenter les prix des produits alimentaires de base.

Pour répondre à cette menace, le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire, le Centre de lutte antiacridienne à Madagascar (IFVM), avec l’appui de la FAO (Food and agriculture organization), renforcent les opérations de lutte dans le cadre du programme 2024-2028, financé à plus de 20 millions de dollars.

Risque de nouvelles invasions

Durant la campagne 2025-2026, les équipes traitent environ 157 000 hectares par voie aérienne et 71 000 hectares par voie terrestre. Ces interventions complètent plus de 300 000 hectares déjà traités lors de la campagne précédente.

Même si la situation paraît mieux maîtrisée aujourd’hui, les autorités maintiennent une grande vigilance. Selon la FAO, le risque de nouvelles invasions persiste si les efforts ne se poursuivent pas.

Le représentant de la FAO à Madagascar, Aloys Nizigiyimana, souligne la nécessité de maintenir les financements. Ce dernier insiste également sur le renforcement des capacités du Centre de lutte antiacridienne à Madagascar (IFVM).

Il estime qu’un budget annuel d’environ 800 000 dollars permettra d’assurer une surveillance continue et de limiter les risques de nouvelles crises.


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