
Les routes migratoires irrégulières continuent de faire des victimes à travers le monde, et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a appelé ce vendredi, à l’occasion de la Conférence de Munich sur la sécurité 2026, à une action rapide et coordonnée des gouvernements, des partenaires internationaux et du secteur privé pour protéger les personnes en déplacement et rendre la migration "plus sûre et plus ordonnée".
Dans un contexte de niveaux records de déplacement, l’agence des Nations unies souligne que la pression exercée sur les systèmes nationaux de gouvernance migratoire accroît les risques d’exploitation, de traite et de pertes humaines lorsque ces dispositifs sont défaillants ou dépassés.
Elle évoque notamment le naufrage, le 6 février, d’un canot pneumatique transportant 55 personnes au large des côtes libyennes. Selon les informations citées, 53 migrants sont morts ou portés disparus. La Méditerranée demeure la route migratoire la plus meurtrière au monde, avec au moins 484 migrants signalés morts ou disparus depuis le début de l’année, d’après les données communiquées. En 2025, 1.340 vies ont été perdues sur cette route.
Dans la Manche, au moins 36 personnes ont péri en 2025 en tentant de rejoindre le Royaume-Uni, selon les chiffres mentionnés par l’organisation.
L’organisation indique travailler avec les Etats dans des contextes de crise, de relèvement et de développement, en apportant une assistance d’urgence, en renforçant les systèmes de gestion des migrations et en soutenant l’accès à l’emploi décent. Elle met en avant des approches fondées sur les données et des partenariats avec des acteurs publics et privés, visant à prévenir les crises plutôt qu’à multiplier les réponses d’urgence.
La Conférence de Munich sur la sécurité constitue, selon l’OIM, une plateforme pour renforcer la coordination internationale et inscrire la migration parmi les enjeux centraux de sécurité et de résilience.









