
Le groupe de défense des Rohingyas Arakan Rohingya National Council (ARNC) a dénoncé jeudi un "échec mondial" après le naufrage d’un bateau de réfugiés en mer d’Andaman, qui transportait entre 250 et 280 personnes, majoritairement des Rohingyas.
L’embarcation, à destination de la Malaisie, avait quitté Teknaf, dans le sud-est du Bangladesh, avant de chavirer dans l’océan Indien après plusieurs jours en mer, dans des conditions de surpopulation et de mauvais temps.
L’organisation, qui représente les Rohingyas au Myanmar et dans la diaspora, milite pour leur protection, l’accès à la citoyenneté et leur retour dans leur région d’origine, l’État d’Arakan (Rakhine).
Le groupe accuse notamment l’impunité des dirigeants militaires du Myanmar, dont Min Aung Hlaing, de permettre la poursuite des exactions.
Il dénonce également la réduction de l’aide humanitaire, notamment des rations alimentaires, qui aggrave les conditions de vie et alimente le désespoir des réfugiés.
S’appuyant sur des sources locales, l’ARNC affirme que des réseaux de trafic humain opèrent depuis le village de Thamee Hla, dans l’État de Rakhine, sous la supervision présumée de l’Armée d’Arakan.
Selon l’inspecteur Kabir Hossain, six trafiquants et trois survivants rohingyas ont été arrêtés, les suspects ayant été placés en détention.
Aucune information précise n’a été fournie sur le nombre de disparus ni sur d’éventuelles opérations de sauvetage en cours.









