Naufrage de Rohingyas: appel à agir

La rédaction avec
16:1016/04/2026, Perşembe
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Un groupe rohingya dénonce un "échec mondial" après le naufrage d’un bateau de réfugiés en mer d’Andaman, avec des centaines de disparus.
Crédit Photo : X /
Un groupe rohingya dénonce un "échec mondial" après le naufrage d’un bateau de réfugiés en mer d’Andaman, avec des centaines de disparus.

Le groupe de défense des Rohingyas Arakan Rohingya National Council (ARNC) a dénoncé jeudi un "échec mondial" après le naufrage d’un bateau de réfugiés en mer d’Andaman, qui transportait entre 250 et 280 personnes, majoritairement des Rohingyas.

L’embarcation, à destination de la Malaisie, avait quitté Teknaf, dans le sud-est du Bangladesh, avant de chavirer dans l’océan Indien après plusieurs jours en mer, dans des conditions de surpopulation et de mauvais temps.


Le Bangladesh accueille environ 1,3 million de Rohingyas, ayant fui la répression militaire au Myanmar en août 2017, et vivant principalement dans des camps surpeuplés de la région de Cox’s Bazar.

"Il s’agissait de survivants d’un génocide, dont des femmes et des enfants. La majorité est désormais portée disparue"
, a déclaré l’ARNC dans un communiqué.

L’organisation, qui représente les Rohingyas au Myanmar et dans la diaspora, milite pour leur protection, l’accès à la citoyenneté et leur retour dans leur région d’origine, l’État d’Arakan (Rakhine).


Les traversées maritimes dangereuses impliquant des réfugiés rohingyas se multiplient, faisant des centaines de morts en 2024 et 2025. Selon l’ARNC, ces tragédies ne sont pas accidentelles, mais résultent du
"génocide en cours"
, de l’apatridie prolongée et de l’inaction de la communauté internationale.

Le groupe accuse notamment l’impunité des dirigeants militaires du Myanmar, dont Min Aung Hlaing, de permettre la poursuite des exactions.


Il dénonce également la réduction de l’aide humanitaire, notamment des rations alimentaires, qui aggrave les conditions de vie et alimente le désespoir des réfugiés.


S’appuyant sur des sources locales, l’ARNC affirme que des réseaux de trafic humain opèrent depuis le village de Thamee Hla, dans l’État de Rakhine, sous la supervision présumée de l’Armée d’Arakan.


Le co-président de l’organisation, Nay San Lwin, a exprimé sa frustration face au silence international, appelant à démanteler les réseaux de trafic et à répondre aux besoins fondamentaux des survivants.

"La cause profonde de ce trafic est le génocide en cours qui a dévasté notre peuple pendant des décennies. Cela doit cesser"
, a-t-il déclaré, plaidant pour un retour
"sûr et digne"
des Rohingyas dans leur région d’origine.

L’affaire a été révélée après qu’un navire bangladais a secouru neuf survivants le 9 avril dans l’océan Indien, remis ensuite à la police.

Selon l’inspecteur Kabir Hossain, six trafiquants et trois survivants rohingyas ont été arrêtés, les suspects ayant été placés en détention.


Aucune information précise n’a été fournie sur le nombre de disparus ni sur d’éventuelles opérations de sauvetage en cours.


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