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France / Cannes: La guerre à Gaza s'invite à la Croisette

A l'heure où le conflit entre Israël et les Palestiniens dans la Bande de Gaza embrase les campus et les réseaux sociaux, des stars présentes au 77e Festival de Cannes affichent un soutien discret.

La rédaction
11:41 - 17/05/2024 vendredi
AFP
L'actrice Leïla Bekhti porte un pin's en forme de pastèque, symbole palestinien, pour la projection du film "Furiosa : Une Saga Mad Max" lors de la 77e édition du Festival de Cannes, le 15 mai 2024.
Crédit Photo : Valery HACHE / AFP
L'actrice Leïla Bekhti porte un pin's en forme de pastèque, symbole palestinien, pour la projection du film "Furiosa : Une Saga Mad Max" lors de la 77e édition du Festival de Cannes, le 15 mai 2024.

L'actrice Leïla Bekhti, qui a récemment enregistré un message en faveur des enfants de Gaza pour l'Unicef, a arboré mercredi un pin's pastèque, l'un des symboles de la résistance palestinienne.



Un positionnements très discrets quant à la guerre de Gaza, au moment où sur TikTok, le hashtag "blockout2024" fait florès et invite les internautes à bloquer les comptes de stars restées silencieuses sur la guerre à Gaza.

Beyoncé et Kim Kardashian figurent parmi les cibles de cette mobilisation propalestinienne et ont déjà perdu des centaines de milliers d'abonnés.


En réponse, des célébrités comme Omar Sy, membre du jury à Cannes, ont mis en ligne en début de semaine un appel au cessez-le-feu sur Instagram.


Un festival sous haute surveillance


Mais point de manifestation politique, ni côté public, ni côté montée des marches. Une discrétion à l'extrême.


Si aucun film palestinien n'est présent en sélection, "Vers un pays inconnu" du réalisateur danois d'origine palestinienne Mahdi Fleifel, suit deux jeunes cousins palestiniens se retrouvant en Grèce, après avoir fui un camp au Liban. Le film est présenté à la Quinzaine des cinéastes.


Au Marché du film, le plus grand au monde, le pavillon du "film arabe" a déroulé une grande banderole appelant à soutenir l'industrie des territoires occupés ou ses cinéastes en exil.

Le seul film israélien présenté cette année est le court-métrage d'Amit Vaknin, étudiante en cinéma à l'Université de Tel-Aviv. "It's no time for pop" s'attache à une jeune femme qui refuse de prendre part à des festivités patriotiques.


Le pavillon israélien a été maintenu, sous très haute surveillance, avec un filtrage sécuritaire drastique à l'entrée.


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