
La décision attribuant la CAN 2025 au Maroc pourrait être contestée. Le site Sport New Africa évoque une ingérence de la CAF dans le Jury d’Appel. Le licenciement du responsable des organes indépendants, peu avant la décision, suscite des interrogations. La nomination contestée du directeur juridique et la sélection des jurés pourraient entacher la procédure. Des soupçons de conflits d’intérêts émergent également. Le Sénégal a saisi le TAS pour faire annuler la décision. Cette affaire met en lumière une crise profonde de gouvernance au sein de la CAF.
Une ingérence présumée de la CAF dans une procédure indépendante
Cette affaire illustrerait une crise institutionnelle plus large au sein de l’instance dirigée par Patrice Motsepe et Véron Mosengo-Omba.
Un licenciement stratégique avant une décision majeure ?
D’après plusieurs sources, le secrétaire général Véron Mosengo-Omba aurait licencié Yassin Osman Robleh, directeur des organes indépendants, deux semaines avant la réunion du Jury d’Appel.
Officiellement, ce départ s’inscrirait dans une restructuration du département juridique. Aucune faute précise ne lui aurait été reprochée.
Cependant, ce timing interrogerait. Robleh occupait un rôle central dans la supervision du Jury d’Appel et de la Commission de discipline. Son départ aurait laissé un vide dans un moment clé.
Certains membres du Comité exécutif auraient demandé des explications. Ils s’interrogeraient notamment sur la légitimité du secrétaire général à prendre une telle décision, alors que son mandat serait contesté depuis octobre.
Une désignation controversée des jurés
En l’absence de Robleh, la sélection des jurés aurait été assurée par Cédrick Aghey, récemment nommé directeur des affaires juridiques.
Or, cette nomination elle-même pourrait être jugée irrégulière. Elle n’aurait pas été validée par le Comité exécutif, comme l’exigeraient les statuts de la CAF.
Selon plusieurs témoignages internes, Aghey aurait directement influencé le choix des membres du Jury d’Appel. Cette intervention poserait la question de l’indépendance réelle de cette commission.
Des soupçons de conflits d’intérêts
La composition du jury soulèverait également des interrogations. La présence de Moez Ben Nasri pourrait constituer un conflit d’intérêts.
Membre de l’Union nord-africaine de football (UNAF), au même titre que le Maroc, il aurait dû déclarer tout lien susceptible d’influencer sa décision.
Ses relations supposées avec Faouzi Lekjaa, président de la fédération marocaine, renforceraient les soupçons.
Cette situation pourrait fragiliser juridiquement la décision. Le Sénégal pourrait invoquer des vices de procédure devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).
Une crise institutionnelle profonde à la CAF
Cette affaire mettrait en lumière des dysfonctionnements plus larges au sein de la CAF. Plusieurs rapports internes auraient déjà dénoncé un non-respect des règles.
Un audit externe serait également resté confidentiel, alimentant les critiques sur la gouvernance de l’instance.
La prochaine réunion du Comité exécutif, prévue le 29 mars, pourrait être décisive. Certains membres envisageraient de demander des comptes à la direction.










