
Cependant, une telle stratégie rend la conduite de la guerre dépendante non pas d’une volonté politique structurée dans une chaîne de commandement, mais des capacités militaires disponibles sur le terrain. Une stratégie de résistance de ce type peut infliger des coûts et permettre au régime de survivre, mais il est clair qu’elle ne suffit pas à gagner la guerre.
Au cours des derniers jours, les États-Unis et Israël semblent avoir acquis la supériorité aérienne dans le ciel iranien et ont mené des opérations intensives. Cette situation indique que la capacité de l’Iran à frapper Israël et les pays de la région a considérablement diminué.
Il est difficile d’interpréter la réduction des attaques de missiles balistiques iraniennes comme un simple choix tactique. Rien ne prouve en effet que la guerre soit conduite de manière cohérente au sein d’une chaîne de commandement unifiée.
Les premières salves iraniennes, qui avaient montré la capacité du pays à menacer toute la région avec sa marine, son aviation et ses missiles balistiques, semblent désormais s’être transformées en une utilisation plus limitée de missiles répartis sur le vaste territoire iranien. La domination de l’espace aérien par les États-Unis et Israël, ainsi que la neutralisation en grande partie de la marine iranienne déjà limitée, ont contraint le régime à s’appuyer presque exclusivement sur ses capacités balistiques.
Tout cela montre que la supériorité militaire américaine pourrait progressivement s’imposer. Mais il serait illusoire de penser que cela se fera rapidement ou facilement. La guerre reste un processus imprévisible et l’Iran peut parfois retourner certaines dynamiques à son avantage.
Cependant, l’absence d’une direction politique et stratégique forte dans la conduite du conflit, ou l’incapacité de l’organiser pour exploiter au maximum les capacités militaires existantes, apparaît comme le principal handicap de l’Iran.
Environ 60 % de l’opinion publique américaine se déclare opposée à une guerre contre l’Iran. Pourtant, lors d’un vote au Sénat jeudi soir, un projet de loi visant à limiter l’intervention militaire de Donald Trump contre l’Iran a été rejeté.
Si la guerre contre l’Iran se prolonge, si le changement de régime n’a pas lieu, si l’envoi de troupes terrestres devient nécessaire ou si les prix du pétrole augmentent fortement, la cote de popularité de Trump pourrait chuter davantage.
Trump cherche probablement à mettre fin aux opérations militaires dans les prochains mois en trouvant une formule lui permettant de proclamer une victoire politique. La condition principale serait que l’Iran ne soit plus en mesure de mener des attaques de missiles balistiques.
Plus l’Iran pourra retarder ce moment, plus la pression de l’opinion publique américaine sur Trump augmentera. Mais cela ne suffira probablement pas à mettre fin à la guerre, car Israël continuera d’utiliser toute son influence sur le Congrès.
Même s’il devait perdre une chambre du Congrès et même s’il ne peut plus se représenter, supposer que Trump souhaite nécessairement mettre fin rapidement à la guerre pourrait être une erreur d’analyse.
Si les États-Unis tentaient de renverser le régime en s’appuyant sur des groupes comme PJAK ou en attisant des tensions ethniques et confessionnelles, le risque d’une guerre civile deviendrait réel. S’ils envoyaient des troupes au sol, des scénarios similaires à ceux vécus en Irak pourraient émerger.
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