
Les Seychelles ont proposé une hausse dans l’accord de pêche avec l’Union européenne (UE), bien au‑delà des 3 % proposés par l’UE, a annoncé le président seychellois Patrick Hermine. Selon lui, cette initiative "était initialement faite en raison des tensions au Moyen-Orient qui affectent beaucoup l’économie du pays".
Au départ, les Seychelles souhaitaient une hausse de 30 %. Après plusieurs discussions, les îles ont finalement accepté une augmentation de 7 %. « On a essayé d’obtenir davantage pour nos ressources. L’Union européenne a expliqué pourquoi elle n’était pas en mesure d’accepter les 30 %, qui étaient en ligne avec l’inflation durant ces six dernières années », a précisé le président Hermine.
Accord de pêche UE-Seychelles
L’accord de pêche entre l’Union européenne et la République des Seychelles est le plus important sur le plan financier parmi les accords thoniers de l’Union. Il vise à garantir l’accès continu des navires de l’Union à l’une des zones de pêche les plus riches de l’ouest de l’océan Indien et à renforcer la coopération pour une exploitation durable des ressources halieutiques seychelloises.
Historiquement, l’ouest de l’océan Indien est la principale région de pêche thonière pour la flotte européenne, notamment pour l’albacore et le listao.
Le dernier protocole, signé en octobre 2019 et appliqué provisoirement depuis février 2020, prévoit des possibilités de pêche pour 40 senneurs à senne coulissante et 8 palangriers de surface, ainsi qu’une contribution financière de l’UE de 5,3 millions d’euros par an, dont 2,5 millions pour l’accès aux eaux seychelloises et 2,8 millions pour soutenir la politique de pêche locale. La commission de la pêche du Parlement européen a recommandé en octobre 2020 d’approuver cet accord et le protocole.
La contribution financière annuelle s’élève à 5,3 millions d’euros, dont 2,5 millions pour les droits d’accès et 2,8 millions pour le soutien sectoriel à la politique de pêche seychelloise.
L’accord précédent entre l’Union européenne et les Seychelles (2020-2026) a expiré le 23 février, rendant cette revalorisation de 7 % effective pour le prochain cycle de coopération.










