Crédit Photo : Pedro MATTEY / AFP
La vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, s'exprime lors d'une réunion avec le corps diplomatique, à Caracas, le 23 juin 2025. Le président Donald Trump a déclaré le 3 janvier 2026 que les forces américaines avaient capturé le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro après avoir bombardé la capitale Caracas et d'autres villes, dans un dénouement spectaculaire à un bras de fer qui durait depuis des mois entre Trump et son ennemi juré vénézuélien.
Les tensions entre le Venezuela et les États-Unis ont franchi un nouveau seuil critique dans la nuit de vendredi à samedi. La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodríguez, a publiquement sommé Washington de libérer "immédiatement" le président Nicolás Maduro, affirmant que son pays ne se soumettrait à aucune puissance étrangère.
"Le Venezuela ne sera la colonie de personne"
S’exprimant lors d’une allocution officielle, Delcy Rodríguez a dénoncé ce qu’elle qualifie d
’"atteinte grave à la souveraineté nationale",
après que le président américain Donald Trump a annoncé que les forces armées américaines avaient capturé Nicolás Maduro et son épouse à l’issue d’une série de frappes aériennes menées sur le territoire vénézuélien.
"Le Venezuela ne sera la colonie de personne",
a déclaré la vice-présidente, soulignant la détermination de Caracas à défendre son indépendance politique et institutionnelle face aux pressions étrangères.
Appel à l’unité nationale
Dans un discours au ton particulièrement ferme, Delcy Rodríguez a appelé la population vénézuélienne à faire preuve d’unité pour
Elle a réaffirmé que Nicolás Maduro demeure, selon elle,
"l’unique président légitime du Venezuela",
rejetant toute tentative extérieure de remise en cause de l’ordre constitutionnel.
"Le peuple vénézuélien doit rester uni pour protéger sa souveraineté et son droit à l’autodétermination",
a-t-elle insisté.
Frappes aériennes et accusations croisées
Selon les autorités vénézuéliennes, des explosions et des bruits d’avions ont été entendus aux alentours de 2 heures du matin, heure locale, dans la capitale Caracas. Le gouvernement de Caracas accuse les États-Unis d’avoir mené des attaques ciblant à la fois des infrastructures civiles et militaires dans plusieurs régions du pays.
De son côté, Donald Trump a confirmé qu’une
"opération de grande ampleur"
avait été conduite contre le régime vénézuélien. Il a affirmé que Nicolás Maduro et son épouse avaient été transférés hors du pays afin d’être jugés aux États-Unis, évoquant de graves accusations liées au trafic de stupéfiants et à des activités criminelles internationales.
Une escalade aux conséquences incertaines
Cette séquence marque une escalade sans précédent dans les relations déjà tendues entre Washington et Caracas. Alors que la communauté internationale observe la situation avec inquiétude, les déclarations de la vice-présidente vénézuélienne laissent présager une confrontation diplomatique et politique durable entre les deux pays.
Aucune réaction officielle supplémentaire n’a, pour l’heure, été communiquée par les autorités américaines concernant la demande de libération formulée par Caracas.
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