
Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Yvan Gil, a condamné samedi les frappes visant la capitale, Caracas, les qualifiant de "violation flagrante" de la Charte des Nations Unies. Il a affirmé qu'elles menaçaient la paix et la stabilité internationales et mettaient en danger des millions de vies.
Il a indiqué que le président Nicolas Maduro avait signé un décret déclarant l’état de troubles extérieurs sur l’ensemble du territoire national afin de protéger les droits des citoyens et d’assurer le fonctionnement des institutions de l’État.
Plus tôt samedi, plusieurs fortes explosions ont été entendues dans la capitale vénézuélienne, sur fond de tensions croissantes avec les États-Unis, selon les médias.
Citant des responsables américains, CBS News a rapporté que le président américain Donald Trump avait ordonné des frappes sur des sites au Venezuela, notamment des installations militaires.
Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux semblaient montrer d'épaisses fumées s'élevant de plusieurs endroits de la ville, et des sirènes d'alerte aérienne retentissaient.
Dans une interview préenregistrée diffusée jeudi à la télévision d'État, le président vénézuélien Nicolas Maduro a déclaré que son pays était ouvert au dialogue avec les États-Unis sur la coopération en matière de lutte contre le trafic de drogue.
Il a accusé Washington de chercher à renverser le régime vénézuélien, affirmant que l'objectif était de prendre le contrôle des vastes ressources pétrolières du pays grâce à une campagne de pression menée depuis des mois.









