
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi qu’Israël traversait une période "extrêmement complexe et difficile", évoquant un climat de fortes tensions lié à la possibilité d’une confrontation avec l’Iran. Il a averti Téhéran qu’en cas d’attaque, la riposte serait "sévère".
S’exprimant devant la Knesset, il a déclaré que le pays faisait face à des journées décisives, marquées par l’incertitude quant à l’évolution de la situation. Il a assuré qu’Israël restait en alerte maximale et prêt à faire face à tous les scénarios, appelant à la cohésion nationale dans ce contexte sensible.
Benjamin Netanyahu a également soutenu qu’au cours des deux dernières années et demie, Israël avait neutralisé toutes les menaces pesant sur ses citoyens, estimant que le pays n’avait "jamais été aussi fort". Il a par ailleurs mis en avant le niveau inédit de coopération avec les États-Unis.
D’après la chaîne Channel 12, les autorités israéliennes considèrent les négociations prévues jeudi à Genève comme une ultime opportunité pour l’Iran.
Plus tôt dans la soirée, des médias locaux ont rapporté l’arrivée d’avions ravitailleurs américains à l’aéroport Aéroport Ben Gourion, près de Tel-Aviv. La veille, le cabinet de sécurité israélien s’était réuni pendant plus de trois heures afin d’examiner la possibilité d’un conflit avec l’Iran.
Depuis plusieurs semaines, les États-Unis renforcent leur dispositif militaire au Moyen-Orient et évoquent l’éventualité d’une action armée pour contraindre l’Iran à abandonner ses programmes nucléaire et balistique ainsi que son soutien à des groupes alliés dans la région.
Washington exige l’arrêt complet de l’enrichissement d’uranium et le transfert des stocks iraniens hors du pays, sous peine de recours à la force.
De son côté, Téhéran accuse les États-Unis et Israël de chercher un prétexte à une intervention visant un changement de régime. Les autorités iraniennes affirment qu’elles riposteront à toute attaque, même limitée, tout en conditionnant toute concession sur le nucléaire à la levée des sanctions économiques occidentales.









